Que se passe t-il ? On veut des nouvelles !

Presque un mois sans article, presque un mois sans visiter les blogs copains, presque un mois sans mettre à jour vos participations au challenge BD.
Mais que se passe t-il ?

J’aurais aimé vous annoncer une bonne nouvelle, quelle qu’elle soit. Un nouveau boulot, une nouvelle maison, un nouveau voyage, un nouveau chiot…
Sauf que non.
Enfin si, il y a bien quelque chose de nouveau, mais ça n’a rien d’une bonne nouvelle.

À la mi-janvier, lors d’une ballade avec Touille, il s’est passé une chose anormal. Sieu K a eu une sorte d’absence. Aucune réaction pendant quelques dizaines de secondes, tics nerveux et aucun souvenir de l’épisode une fois celui-ci terminé.
Grand stress de ma part, dédramatisation de la sienne.
Ce n’est qu’une semaine plus tard, quand il a recommencé une seconde fois, encore en ma présence, que je l’ai obligé à prendre RDV chez le docteur.

Une petite googlisation des symptômes m’avait déjà donné quelques indices, et c’est sans surprise que nous apprenons qu’il s’agit de légères crises d’épilepsie.
Par précautions, ou parce qu’il soupçonnait autre chose sans nous le dire, le doc l’envoie passer un scanner cérébral. Le rendez-vous est pris pour la mi-février. On ne s’inquiète pas plus que ça, on ne pense pas qu’il y a urgence. Au pire, il ne pourra plus conduire pendant quelques mois, se dit-on, ce n’est pas extrêmement grave puisque c’est de toute façon moi qui le fait dans la grande majorité des cas.

Le jour dit, on se rend donc à l’hôpital pour le scanner.
Et c’est là qu’on déchante.
Le docteur qui s’occupe de lui exige qu’il passe un examen avec une neurologue immédiatement après le scanner, alors qu’il avait RDV seulement début mars, on ajoute même à ça un électroencéphalogramme pour faire bonne mesure.
Au bout de deux heures à se faire promener d’un service à l’autre on passe de « On a vu quelque chose sur le scan » à « c’est pas rien ». S’en suit un « vous avez un œdème, monsieur, dû à une lésion au cerveau, couchez vous et surtout ne vous levez pas.« 
Vu que l’hôpital n’est pas équipé pour une IRM, on le transfert dans un autre, un peu plus loin, en ambulance, parce qu’on ne stressait pas encore assez.

bas, l’urgence semble s’être résorbée, et si on lui file des médocs pour faire disparaître l’œdème, on le laisse se lever, et il devra attendre 4 jours avant de pouvoir avoir accès à l’IRM et à un PET-scan en sus, parce qu’on n’est jamais trop prudent.
Une hospitalisation d’une semaine, donc, avec pas loin de zéro info parvenant jusqu’à nous.

Ce n’est que plusieurs jours après que nous découvrons les images et que nous avons enfin un peu plus d’informations.
C’est une tumeur.
Une putain de tumeur de merde.
Pas franchement petite à ce qu’on voit, même si on ne peut pas dire qu’on soit des pro du sujet. Mais les docteurs ne sont toujours pas en mesure de nous en dire plus. Cette saloperie est-elle maligne ? Bénigne ? Opérable ? Détruisable par d’autres procédés ? Seule une biopsie pourra le dire.
Mais pas tout de suite, parce qu’on a une grève à faire cette semaine. (Si on retire le coté personnel, cette grève iels ont 100 fois raison de la faire. Iels sont en sous-effectif, ont du travail par-dessus la tête et, globalement, c’est la merde depuis que De Block se permet de fourrer son inélégant nez dans des affaires auxquelles elle ne comprend strictement rien. Malgré ça, il est injuste que ce soit aux patient·e·s de payer les pots cassés.)

Il est donc rentré à la maison quelques jours et y est retourné en début de semaine pour l’opération. Et c’était pas une putain de partie de plaisir.
Donc, maintenant, on attend. Encore. Comme on le fait depuis le premier jour. Sans vraiment savoir quoi que ce soit.
Les résultats de la biopsie doivent nous être donnés mercredi prochain. On a hâte d’y être, de savoir enfin ce qu’il a, précisément. Et en même temps, pas trop, parce qu’on a peur du verdict…
Au moins est-il à la maison entre temps, et non pas à arpenter les couloirs de l’hôpital en attendant l’hypothétique visite d’un·e neurochirurgien·ne.

Donc voilà. Si vous ne me voyez plus nulle-part, s’il n’y a pas de nouveaux articles très souvent, si le dernier a été un peu bâclé (et je m’en excuse tellement auprès de l’autrice et de l’éditeur, mais je n’avais absolument pas la tête à ça, et j’en étais au dernier jour accepté par Babelio pour remettre ma critique), il se peut que ce soit parce que tout ça n’apparaît pas comme étant super important pour moi à l’heure actuelle.
Je m’en excuse, vraiment, mais je crois aussi que vous pouvez comprendre.

 

Si vous le pouvez (ou voulez), ne vous gênez pas pour laisser un message d’encouragement pour lui, que ce soit ici ou sur une de ses galeries. Même (et surtout ?!) si ça n’a aucun rapport avec tout ça, histoire de le distraire un peu.

Merci.

Et à bientôt, j’espère.

Galeries au contenu tout public :

Galeries au contenu adulte (clairement not safe for work) :

annonce de tumeur au cerveau

Recommencer à fumer ? Ça te tue, tu sais…
Heh. Bonne chance pour rattraper ma tumeur, elle est loin en tête… Haha… « en tête », tu l’as ? Parce que c’est dans ma tête.

10 thoughts on “Que se passe t-il ? On veut des nouvelles !”

  1. Je suis passée par là en tant qu’accompagnatrice, je vous envoie des hugs, du zen et plein de bonnes ondes.

  2. Arffff en effet ce n’est pas une bonne nouvelle et je vais penser bien fort à vous en espérant que les résultats vous apporteront des réponses encourageantes.
    C’est un peu normal que tu n’aies pas la tête à autre chose, y a des priorités dans la vie !
    Le dessin de Sieu Kob est au poil ! C’est bien qu’il ait cette capacité à dédramatiser, c’est pas donné à tout le monde.
    Je vous fais plein de bisous et mes pensées sont avec vous !

  3. Te lire me rappelle des souvenirs… souvenirs qui se sont bien terminés et je croise mes 20 doigts pour qu’il en soit de même chez vous!! Je vous envoie plein, plein, plein de pensées positives ! c’est dur, très dur… mais vous êtes des battants (ça se voit rien qu’en te lisant et en regardant ses bulles ^_^) Les challenges, le blog, ça peut attendre ; la vie, ça n’attend pas! courage à vous 2 et à bientôt !

  4. Plein de pensée positives et bon courage pour vous deux. Comme l’a dit si justement Fondant, les challenges, les blogs, ça peut toujours attendre.

  5. J’arrive un mois plus tard et j’espère que tout ça est loin derrière. J’espère qu’il s’agit maintenant de convalescence tout au plus.
    Je crois que tout le monde comprendra que tout passe à l’arrière plan dans ce genre de circonstances 🙂

  6. Je n’ai pas eu le courage de répondre individuellement à chacune d’entre vous, excusez moi.
    Loin d’être derrière nous, ce combat est au contraire encore à faire, et l’issue, on la connait déjà…

    Ce qui pousse dans la tête de Sieu K, c’est un gliome de stade II, qui a évolué en glioblastome (stade IV, le max) sur une petite partie. L’ensemble prend presque un quart de son cerveau.
    Fin mars, il a été opéré et une partie à pu être extraite, y compris celle contenant le glioblastome. L’opération a duré super longtemps (tout l’avant midi et une partie de l’après) et il est sorti de l’hosto quelques jours plus tard.

    Depuis, il a régulièrement mal à la tête, même si ça va en diminuant. Début mai, il commencera aussi une chimio et une radiothérapie, dans le but de faire diminuer la taille de la tumeur.

    On sait qu’elle ne partira jamais entièrement, et toute la partie qui n’a pas été enlevée lors de l’opération est infiltré dans des tissus sains qu’on ne peut pas enlever sous risque de graves séquelles.
    Si on peut maintenir la maladie en grade II ce serait bien, c’est le meilleur scénario possible. Mais le glio est connu pour revenir, encore et encore et encore, parfois même dans d’autres parties du cerveau.

    L’échéance qu’on nous a donnée va de 1 à 20 ans. 20, dans l’hypothèse où le gliome reste bien sagement à un stade II et qu’il ne se propage pas trop rapidement.
    J’ai décidé d’y croire. Les prochains mois nous diront déjà si le traitement est efficace, on verra après pour le reste.

    Merci pour vos messages qui nous font beaucoup de bien !

  7. J’espère que le traitement apportera par la suite un peu de confort à Sieu K en diminuant les douleurs à la tête et qu’il sera le moins désagréable possible. Nous pensons à vous et sommes désolés de n’être d’aucun secours. On vous envoie des bisous (rien à faire, je n’arrive toujours pas à faire des léchouilles).

  8. Je vous souhaite beaucoup de patience, de courage, d’amour… Je te fais des bisous et suis désolée de n’avoir pas vu ces nouvelles avant ta newsletter d’aujourd’hui, toute prise à mon bonheur…

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