Wonder Woman Warbringer – Leigh Bardugo

Titre : Wonder Woman Warbringer
Roman jeunesse
Pays d’origine :
États-Unis
Thèmes :
  Quête de soi, envie de faire ses preuves, amitié, féminisme
Autrice : Leigh Bardugo
Édition : Bayard Jeunesse
Collection : Littérature 14 ans et +
Nombre de pages : 585
Date de sortie :  6 septembre 2017
Prix : 16,90€ album – 10,90€ numérique
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Il en dit quoi le résumé ?

Un jour, elle sera la plus grande superhéroïne de tous les temps : Wonder Woman. Mais elle n’est encore que Diana, 17 ans, princesse des Amazones. Quand un bateau explose au large de son île, Diana porte secours à la jeune Alia, bravant ainsi l’interdiction faite aux Amazones d’accueillir des humains parmi elles. Et Diana pourrait le payer d’autant plus cher qu’Alia est une Warbringer : descendante d’Hélène de Troie, elle fait souffler partout un vent de discorde. Ensemble, de New York à la Grèce, les deux jeunes filles vont pourtant tenter de contrer la malédiction qui pèse sur Alia.

Et moi, j’en pense quoi ?calendrier de l'avent 2

Avant de passer à la critique à proprement parlé de ce roman, j’ai deux-trois trucs à te dire au sujet du calendrier de l’avent de cette année. Parce qu’hier, j’ai oublié quelques détails qui, aujourd’hui, me semblent importants.

Déjà, à quel genre d’articles peux-tu t’attendre ? Des concours bien sûr, comme on l’a vu hier, des tutos, probablement quelques idées d’emballages sympa ou de cadeaux fait mains, mais aussi des idées cadeaux à acheter. Et, parmi celles-ci, quelques livres faisant partie de mes dernières acquisitions.
Parce qu’eh, oui, décembre sera placé sous le signe du PO-SI-TIF.
Je ne publierai que des chroniques sur des bouquins que j’ai appréciés et que j’estime pouvoir faire de chouettes cadeaux à placer sous le sapin. Si lectures boffistes il y a, ce mois-ci, j’attendrais janvier pour t’en parler. Parce que, de toutes façons, personne n’aime janvier, même plus moi, du coup, autant le charger en sarcasmes et laisser décembre tranquille. Enfin, pour peu que je fasse effectivement face à de mauvais livres d’ici là, ce qui est loin d’être assuré.

Voilà, maintenant que ceci est dit, passons à la critique du livre du jour, qui est, comme je viens de te spoiler, plutôt une bonne surprise.

La jeunesse de Wonder Woman ?

Si tu me suis depuis un moment, tu sais que moi, les supers-héros, c’est pas trop ma came. Que ce soit Batman, Superman ou Green Lantern, aucun n’arrive vraiment à me passionner pour ses petits ennuis de type planétaires.
Il y a quelques mois, quand est sorti le dernier film DC (À moins que ce ne soit Marvel ? Oui, les fans, fustigez moi), je ne lui ai, au départ, pas porté grand intérêt. Et puis, à force d’en entendre beaucoup, mais vraiment beaucoup, de bien, je me suis laissé tenter. Et, à ma grande stupéfaction, j’ai grandement apprécié. Bon, sur le coup, j’avais peut-être deux-trois critiques à formuler, le film n’était pas parfait non plus, mais mon impression générale était plutôt très bonne.

Du coup, quand le Staff Babelio m’a proposé de participer à un Masse Critique privé, ça m’a vachement emballé (en plus de me flatter).

Ici, nous avons une version alternative à l’histoire que le film nous a contée (c’est aussi ça que je déteste chez les supers-héros. Leur histoire est réécrite 40 fois et personne ne sait jamais laquelle est canon. C’est un peu de la fanfic qui ne s’assume jamais comme telle. Mais j’ai promis de ne pas râler ce mois-ci, donc chut).

Diana, Princesse Guerrière.

Diana a 17 ans, elle vit sur Themyscira, l’ile des Amazones, et ne connait les humains qu’à travers les histoires racontées à leur sujet dans les livres contenus sur l’ile. Contrairement aux autres Amazones, elle n’a jamais été humaine et est née sur l’ile où elle vit depuis, sans jamais avoir pu faire ses preuves.
Le jour de la Grande Course, alors qu’elle s’est entrainée à mort pour s’assurer la victoire et ainsi récolter, espère t’elle, un peu de respect de la part de ses ainées, toutes de grandes guerrières à qui les déesses ont offert l’immortalité après qu’elles aient combattu vaillamment, elle va assister au naufrage d’un bateau à la lisière de l’ile.

Partagée entre son envie de gagner la course et celle de venir en aide aux éventuel.le.s survivant.e.s, entre son besoin de reconnaissance et celui de faire ses preuves, elle va finalement se jeter à la mer et ramener sur le rivage une jeune fille complètement déboussolée.

L’arrivée de celle-ci va coïncider avec un déchainement de catastrophes naturelles, et Diana va être amenée à transgresser une fois de plus l’autorité des Amazones en ramenant l’intruse dans son monde.
Mais celle-ci va s’avérer être plus qu’une simple mortelle. Alia est une Warbringer, une déclencheuse de guerre. Elle amène la discorde où qu’elle aille, à son insu, et certaines personnes sont prêtes à tout pour empêcher son pouvoir maléfique de terrasser notre monde. Y compris à l’assassiner. Diana, elle, est persuadée qu’il existe un moyen de lever la malédiction, et elle va tout faire pour y parvenir à temps pour sauver et Alia, et tou.te.s les autres.

Wonder Woman Warbringer - Leigh Bardugo

Illustration de Jen Bartel.

Plein de thème actuels traités avec justesse.

Ça ne te surprendra pas, enfin, ça ne devrait pas en tout cas, mais ce titre est très féministe. Diana est forte, elle n’a peur de rien (ou presque) et remet en place tout un tas de malotrus sans même y penser. Elle pourrait être trop parfaite, chose que l’on pardonne moins facilement encore à une super-héroïne qu’à un super-héros, mais non, elle est follement attachante. Son coté naïf fait régulièrement sourire, ses doutes sont vachement humains (surtout pour une sur-humaine) et son besoin de faire ses preuves pourrait la faire valdinguer du côté obscur si elle ne portait pas en elle toute cette bonté et cet altruisme.
J’ai adoré Diana.

Alia, elle, est, forcément, plus humaine, plus égoïste (surtout au début) et plus difficile à appréhender. Au début je ne l’aimais pas trop, mais heureusement, cela s’est estompé à mesure que l’histoire s’est développée. Bien qu’il s’agisse avant tout de l’aventure de Diana, le personnage qui évolue le plus au cours de ces presque 600 pages est, pour moi, Alia. D’ado en mal de rébellion, elle va devenir plus mure et sure d’elle que ce à quoi on était en mesure de s’attendre.

Des personnages secondaires dignes d’intérêt.

Au fil des pages, trois autres personnages vont venir s’ajouter à ce duo détonnant, Nim, meilleure amie d’Alia, Jason, son frère, et Théo, le meilleur ami de celui-ci. Toutes et tous, bien qu’un peu relous à leur arrivée, vont très bien se greffer à l’aventure et y apporter leurs petites touches, souvent amusantes, et généralement pertinentes.

Ce panel de personnalités variées va permettre à l’autrice d’aborder nombre de thèmes importants et sensibles de notre époque. Que ce soit le féminisme, le racisme, l’homophobie, voir le transhumanisme ou la lutte des classes, Leigh Bardugo mélange tout cela habillement et obtient dans 90% des cas, quelque chose d’agréable et de sensé.

Je pense que si j’avais pu lire ce livre à 15 ans, je l’aurais adoré. Aujourd’hui, je l’ai trouvé très sympa, et je n’hésite pas à te le recommander, mais j’ai quand même trouvé quelques longueurs dans la première partie du roman. Entre le moment où les filles se rencontrent et celui où elles partent pour la Grèce, il y a plusieurs scènes qui auraient mérité un peu de coupe. Malgré ça, l’ensemble est cohérent et les pages se tournent vite.

Pourquoi il faut l’offrir ce Noël ? Parce que l’histoire est sympa, que ça fait plaisir d’avoir une héroïne aussi badass et que l’écriture est agréable.

À qui il faut l’offrir ? À un.e ado, fan de super-héros ou non. Une fille, pour qu’elle découvre une héroïne qui lui parlera d’aventure, de recherche de soi et de justice. Un garçon, pour lui montrer qu’il peut aussi apprécier une histoire portée par une fille, et pas juste pour fantasmer dessus. Et tou.te.s, pour le discours en sous-texte, qui gagnerait à s’imprimer dans les esprits dé le plus jeune âge.

En résuméDéfi lecture 2017

Points résolument positifs : beaucoup de thèmes (trop, diront certain.e.s) globalement très bien dosés. Une héroïne attachante et imparfaite malgré toutes ses qualités. Une aventure (et surtout une fin) qui surprend pile quand on pensait avoir tout bien saisi.
Point hélas négatif : le seul personnage avec lequel j’ai un problème sur la durée fut Jason, il manque un peu de profondeur et de relief. La fin, justement, où nous manquons de quelques explications.

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