The Story of never ending unhappiness – Chise Ogawa

The Story of never ending unhappiness - Chise OgawaTitre : The Story of never ending unhappiness
One Shot.
Spin-off du manga Le Cœur de la Méprise

Autrice : Chise Ogawa
Édition : Boy’s Love IDP
Nombre de pages : 192
Date de sortie :  9 mai 2016
Prix : 7,95€
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Il en dit quoi le résumé ?

Lors d’une réunion entre amis, Udô retrouve par hasard Kiyotake, dont il était amoureux au collège, huit ans plus tôt. Mais à l’époque, Kiyotake préférait les filles de petite taille avec de longs cheveux, et Udô, en plus d’être un garçon, faisait vingt centimètres de plus que lui. Depuis, Kiyotake a bien grandi, mais il n’a pas changé, et Udô ne correspond toujours pas à son idéal… Malgré tout, cette rencontre leur donne l’occasion de prendre un nouveau départ : après huit ans de malheur, Udô verra-t-il enfin le vent tourner en sa faveur ?

Retrouvez Chise Ogawa dans un spin-off du manga «  »Le Cœur de la Méprise«  », et laissez-vous entraîner dans une histoire d’amour pleine de maladresse et de charme !

Et moi, j’en pense quoi ?

Pour commencer, j’aurais envie de dire que cette histoire n’est pas vraiment mémorable. Je l’ai lue deux fois ces deux derniers mois avec à chaque fois pour intention d’en faire un article. Ce que je n’ai de toute évidence pas fait. Et les deux fois quelques jours après ma lecture je n’étais déjà plus en mesure d’en faire un résumé.
Du coup il a bien fallu que je le relise une fois de plus, mais en travers, juste pour m’en rappeler. Histoire de pouvoir enfin vous en parler.

The Story of never ending unhappiness - Chise Ogawa

Une fois n’est pas coutume, nous commencerons par nous intéresser aux dessins.
Visages fins, boucles qui volètent au vent, soucis du détails dans l’habillement, les protagonistes sont charmants. Décor minimaliste nous incitant à nous concentrer avant tout sur les personnages, il sait malgré tout se rappeler à nous quand le scénario le demande. Bout d’un bâtiment, interieur d’un bar, douche ou voiture sont parfaitement rendus pour nous permettre de situer l’action en une case lors d’un changement de lieu et savent se refaire discrets dés l’instant d’après. Nous permettant de reporter la totalité de notre attention sur le « quoi » plutôt que sur le « où ».

Visuellement donc c’est une réussite. C’est beau, épuré sans être minimaliste. C’est un livre que l’on prend plaisir à feuilleter.

Très beau mais…

Passons maintenant à l’histoire et … fâchons-nous un peu.
Comme dans, hélas, beaucoup de yaoi, l’histoire de nos deux héros commence par un viol. Un viol un peu différent de d’habitude (je n’en reviens pas de devoir écrire ça …) dans le sens où le violeur est le pénétré, mais un viol quand même.

Cette partie est importante et il est difficile de la mettre de côté. Alors oui, il y en aura toujours bien quelques-un.e.s pour me rétorquer que c’est la norme dans les yaoi et que c’est juste un prétexte pour la suite de l’histoire. Mais, personnellement, je n’ai plus envie de lire ce genre de choses. Et c’est également le cas de la plupart des yaoistes que je connais. Donc non, ce n’est pas un détail. Cette partie de l’histoire ne dure que quelques pages et aurait parfaitement pu être remplacée par autre chose.

The Story of never ending unhappiness - Chise Ogawa

Ce n’est pas une façon de commencer une relation !

Il y a suffisamment d’auteur.e.s qui traitent le sujet intelligemment. Il serait peut-être temps pour les éditeurs de se pencher sérieusement sur leur travail ou même d’inciter celles et ceux qui n’ont pas encore compris qu’il était possible d’offrir autre chose au public, de commencer à chercher d’autres façons de faire naître une romance entre leurs personnages.
C’est urgent. Nous en avons BESOIN.

Mais nous ne sommes pas ici pour entrer d’avantage dans ce sujet. Ça viendra peut-être cela dit. Regardons plutôt le reste de ce manga et découvrons une histoire finalement pas si mal foutue.

Des thèmes, dans l’ensemble, plutôt intéressants.

Kiyotake déteste Udo parce que celui-ci lui a piqué sa copine quelques huit années plus tôt, au lycée. Mais aujourd’hui ils se retrouvent par hasard lors d’une soirée. L’alcool va couler à flots, les deux étudiants vont se rapprocher, il se passera une chose dont Kiyotake ne gardera aucun souvenir (un viol, donc) et les deux garçons vont être amenés à se revoir plusieurs fois dans les semaines qui suivront cet événement.
Une chose en entraînant une autre Udo va avouer à Kiyotake qu’il l’aime depuis l’école et de fil en aiguille une relation va naître entre ces deux-là.

The Story of never ending unhappiness - Chise Ogawa

Si on fait abstraction de quelques réactions totalement surnaturelles de la part des garçons de temps à autre nous avons malgré tout une histoire assez sympa qui aborde pas mal de thèmes assez terre-à-terre et même un peu rares tels que la peur de souffrir si on s’ouvre à l’autre, la crainte de ce que penseront les gens une fois son coming-out fait, les blessures que l’on peut infliger aux autres à causes de nos propres angoisses, etc.

Un faux départ vraiment dommage.

Beaucoup de peurs en fait et des personnages assez anxieux quant à leur avenir. Ce qui a tôt fait de les rendre attachants et c’est ça qui rend encore plus triste ce piètre début.
Parce que si The Story of never ending unhappiness n’est pas amené à devenir un manga culte, il n’en reste pas moins agréable à lire et il y a de bonnes choses à en retirer.
Si on pouvait juste refaire le même sans le coté « Hey, au fait, l’un des deux protagonistes est un dangereux connard incapable de résister à ses pulsions », je crois que je n’aurais rien à lui reprocher.

A noter que cette histoire est un spin-off du manga Le Cœur de la Méprise, que les deux héros de ce dernier font quelques apparitions et qu’un chapitre bonus leur est consacré en fin de volume.

The Story of never ending unhappiness - Chise Ogawa

En résumé :

Les points résolument positifs : Des dessins très sympa, des personnages tellement plein de doutes qu’ils en deviennent attachants.
Le points qui pue vraiment : Le putain de viol qui débute leur relation.

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