Sur le toit – Frédérique Niobey

Sur le toit - Frédérique NiobeyTitre : Sur le toit
Roman jeunesse
Thèmes : 
adolescence – famille – amour –  racisme – musique
Autrice : Frédérique Niobey
Édition : du Rouergue
Collection : DoAdo
Nombre de pages : 121
Date de sortie :  16 octobre 2013
Prix : 10,20€
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Il en dit quoi le résumé ?

Sur le toit d’un immeuble, on devine des silhouettes, dans la nuit.
Des visages apparaissent, un à un, en gros plan. Des garçons, des filles.
L’un après l’autre, ils viennent devant la caméra d’Alix et racontent une histoire importante pour eux. Une histoire d’amour, de musique, de famille, de rêve. Ce film, ils voudraient le montrer sur internet, au bahut, et même sur des écrans géants partout dans la ville. Qu’on écoute ce qu’ils ont à dire !
Il n’y a qu’une fille de la bande qui n’est pas encore arrivée. Flora la mystérieuse. Et si son histoire à elle devait rester cachée ?

Et moi, j’en pense quoi ?

Une écriture brusque, vive. Un dialogue confus, capté sur le vif, rapide. Un thème actuel, traité sans pincettes, avec ses cafouillages. Des ados varié.e.s, différent.e.s, plutôt mal assorti.e.s. Et finalement un roman cours, une novella. Un exercice de style qui me plait et me parle, peut-être parce qu’il est dans le même esprit embrouillé que certains de mes anciens écrits.

Un film sans caméra.

Raconté par écrit ce qu’une caméra est censée capter sur le vif. Voilà le pari qu’à fait Frédérique Niobey avec ce livre.
On peut se demander si le support choisi est véritablement le bon, et l’interrogation est légitime. Après tout, n’aurait-il pas été plus simple de caster 15 ados et de tourner un court métrage reprenant l’idée développée ici ? La question mérite d’être posée et je ne prétends pas avoir la réponse.

Quoi qu’il en soit, pourtant, je ne sais pas si j’aurais cliqué sur play pour voir ce court métrage. En revanche je n’ai pas hésité à ouvrir ce livre en découvrant son résumé. Question de préférence, probablement, pour la lecture.

L’histoire se déroule sur quelques heures, moins d’une nuit. Devant la caméra iels passent à tour de rôles. Iels parlent de leur vie, leur mère, leur amour, la musique, le racisme, leurs attentes, leurs déceptions. Tou.te.s ou presque se livrent devant la caméra d’Alix. On a droit aux confessions, aux cris, aux pleurs mais aussi aux rires, à l’espoir, à l’amitié et même au silence. Parce que personne n’est obligé.e de parler.

S’iels sont là ce soit c’est grâce à Flora. Mais depuis que ça a commencé Flora est absente. Et si elle n’arrivait jamais ? Quelqu’un parmi elleux connait-iel son histoire ? Apprendra t-on pourquoi elle ne participe pas à ce film qu’elle a pourtant initié ?

Une fin ouverte et optimiste.

Je l’ai dit, j’ai choisi ce livre parce que j’en ai aimé le résumé. Mais, peut-être pour la première fois de toute ma vie, je l’ai pris aussi à cause de la maison d’édition, qui est celle de Le faire ou mourir que j’avais adoré.
Sans me l’avouer totalement j’espérais ressentir une émotion aussi forte avec ce livre qu’avec le précédent. Et, comme je m’en doutais quand même un peu, ça n’a pas vraiment été le cas. En même temps la barre était placée plutôt haut. Mais  ça ne m’a pas empêché d’apprécier ce livre également pour ce qu’il est.

J’ai aimé la façon dont il est écrit. Ces voix qui emmêlent si bien qu’on ne sait plus qui parle, parce qu’on fond ça n’a pas beaucoup d’importance qui dit quoi. L’important c’est que ce soit dit, peu importe qui le dit. Cette façon dont on passe d’une histoire à l’autre simplement, grâce aux rapides intermèdes ou la caméra filme tout le monde. Cette façon dont chacun.e est mis.e en avant un bref instant, cette facilité avec laquelle on s’intéresse à ce qu’iel dit et cette fin ouverte qui appelle le meilleur pour tou.te.s.

Je ne pense pas que ce titre soit amené à devenir un grand roman mais il fait assurément partie des petits sur lesquels il n’est pas inutile de s’attarder une soirée ou plus.

En résumé

Points résolument positifs : L’idée de départ, la façon de traiter la vidéo par écrit.
Point hélas négatif : Assez vite oubliable.

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