Sleeping Lovers – Sai Asai

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sleeping loversTitre : Sleeping Lovers
One-shot
Manga
Genre :
yaoi
Auteur : Sai Asai
Édition : Boy’s Love IDP
Collection : Hana
Nombre de pages : 192
Date de sortie :  9 mai 2016
Prix : 7,95€
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Il en dit quoi le résumé ?

Haru, mon ami d’enfance, a un secret que je suis le seul à connaître: amoureux de son père, il est confronté à l’un des plus grands tabous. Je le trouve tellement beau et adorable que je suis prêt à tout pour veiller sur lui, même si je sais que ses sentiments ne sont pas pour moi. Mais un jour, je le trouve dévasté par la tristesse, et je ne peux m’empêcher de l’embrasser. Et si je lui disais d’imaginer que mes doigts sont ceux de son père, me laisserait-il toucher son corps innocent… ?

Et moi, j’en pense quoi ?

Bizarre. Ou malsain.
C’est ainsi que l’on pourrait qualifier le résumé de ce manga.

Vous avez dit malaise ?

Haru est amoureux d’un homme. Peut-être le seul homme sur Terre qu’il ne pourra jamais avoir. Pour la simple et bonne raison que celui-ci n’est autre que son père.
Il le prend en photo en cachette, se masturbe en pensant à lui et flotte sur un petit nuage quand celui-ci lui propose de passer un peu de temps en famille.

La seule personne à être au courant de ça est son meilleur ami, Aki.
Meilleur ami qui, bien sûr, ne supporte pas les excentricités de Haru pour rien vu qu’il en est également amoureux. Sauf qu’il ne le lui a jamais dit, bien évidement.
Malgré ça, il ne se gêne pas pour lui faire des choses pas super nettes en lui proposant d’imaginer son père à la place.

Ce qui est dérangeant. Et pas mal malsain.

Mais ce n’est que la première histoire de ce manga qui est en fait un recueil. Il y a peut-être encore de l’espoir pour la suite.

Quatre histoires

La deuxième histoire commence encore de façon étrange. Avec un groupe de lycéens qui discutent ensemble quand l’un d’eux annonce qu’il est gay et qu’il réserve sa virginité à l’un d’entre eux, celui dont il est tombé amoureux. Heureux élu qui n’était évidemment ni au courant, ni homo. Ça n’aurait pas été drôle sinon.
L’histoire est brève et se termine même de façon mignonne mais la coupure entre le moment « Rah mais je suis pas gay, moi ! » et « Oh, bah. Tout compte fait, allons-y » est très mal gérée. On n’y croit pas un seul instant.

La troisième histoire nous traine dans le quotidien de deux employés d’un magasin de location de DVD. Ils sortent ensemble et tout semble aller pour le mieux. Seulement, l’un d’eux n’est pas du tout expressif et ça dérange beaucoup l’autre qui va donc tout faire pour obtenir une réaction à la hauteur de ses espérances. Quitte à le brusquer un peu.

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Trop court pour s’attacher

Dans la quatrième et dernière histoire nous suivons deux employés qui se retrouvent dans le fumoir de leur entreprise quand ils font des heures sup. Leur relation n’aurait jamais été plus loin si le fumoir ne devait être bientôt être fermé faute de fréquentation. Leur dernier rendez-vous va alors prendre une toute autre tournure.

Aucune des histoires n’est très détaillée, le format ne le permettant pas vraiment. Ce qui empêche grandement tout attachement envers les protagonistes.
La psychologie des personnages est totalement éclipsée et le peu qu’on en apprend sur eux est généralement matière à froncer les sourcils.
Les personnages, qu’ils soient uke ou seme, ne sont pas attachants. Soit ils se laissent beaucoup trop faire, acceptant tout ce qui se passe, qu’ils soient d’accord ou non. Soit ils sont absolument trop dominants, ne voyant que leur intérêt et prétendant s’intéresser au bien-être de leur amant alors que tout ce qu’ils veulent c’est que tout se passe comme ils le désirent.

C’est un recueil très oubliable et qui laisse un sentiment entre l’embarras et l’agacement une fois qu’on l’a terminé. Il dénote vraiment dans la collection Hana. A un tel point que je l’aurais plutôt vu dans la collection de base.

Des dessins superbes

Les dessins en revanche sont très beaux. Ils font beaucoup penser à ceux de Rihito Takarai. Les décors sont assez limités mais les visages sont très expressifs. Le trait est fin et élégant. Le découpage ne souffre d’aucun problème de lisibilité. C’est là le gros point fort de ce titre.

En résumé :

Les points résolument positifs : C’est vraiment très beau.
Les points qui le sont hélas moins : Aucun attachement aux personnages, des sujets grave traités de façon inadaptée.

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