Silo tome 1 – Hugh Howey

Silo t1 Hugh HoweyTitre : Silo
Tome 1
Nombre de volumes vf : 3 (terminé)
Nombre de volumes vO : 3 (terminé)
Auteur : Hugh Howey
Édition : Actes Sud
Collection Babel
Nombre de pages : 576
Date de sortie :  12 novembre 2014
Prix : 9,90€
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Il en dit quoi le résumé ?

Dans un futur indéterminé, des survivants vivent depuis plusieurs générations dans un immense silo creusé dans la terre, à l’abri d’une atmosphère devenue toxique. Seul un immense écran relayant les images filmées par des caméras les relie au monde extérieur. Lorsque cette société bannit l’un des siens, il est envoyé dehors, vers une mort certaine, et pourtant, tous sans exception vont, avant de mourir, nettoyer les capteurs des caméras. Pourquoi ? Une grande bouffée d air (frais) dans la SF.

Et moi, j’en pense quoi ?

Je m’attaque à un gros morceau là. Et c’est pour ça que j’ai autant retardé l’écriture de cette critique.

Je dois d’abord indiquer que ma lecture m’a laissé un sentiment très mitigé dans les premiers temps à cause d’évènements importants s’y déroulant. De ce fait il va être très difficile d’en parler sans spoiler. Ma critique sera donc en deux parties, une première sans spoiler et une seconde avec.

Alors, déjà, il n’y a pas de prologue interminable. A peine le livre est t-il ouvert que nous sommes immédiatement projeté dans le Silo, aux cotés du shérif actuel.
On visite rapidement le haut du silo en l’accompagnant dans ces dernières activités. On commence déjà à s’attacher à lui. Parce que l’auteur à un putain de don pour nous faire aimer ses foutus personnages. Et… On apprend qu’il va mourir. De sa propre volonté en plus.
On ne peut pas encore parler de spoiler ici, malgré le premier choc qu’on ressent en le lisant, vu que ça se passe dans les vingt premières pages.

Cet état de fait est très très frustrant. 
On s’attend à ce qu’une pirouette l’aide à s’en sortir, à rester dans le silo, mais…
Et il ne s’agira pas là du seul ou même du plus frustrant ou choquant des moments qui vont tomber de façon vraiment inattendue et, disons le, dégueulasse.

En fait, j’ai failli arrêter ma lecture à un moment, au bout de 100 ou 200 pages. Ce n’est vraiment pas passé loin.
Heureusement j’ai insisté. Et j’ai vraiment kiffé ce qui a suivi.

Il est facile d’imaginer la vie dans le silo

La façon dont la vie est organisée dans le silo, la hiérarchie des classes en fonction de l’étage d’habitation, le système de culture et d’agriculture, la gestion des décès, le nettoyage. Tout cela est très bien construit et relativement crédible.
Il est facile d’imaginer la vie dans le silo.

C’est un bon roman d’anticipation. Mais c’est un peu triste et dangereux de le commencer comme cela a été fait. Nombreu.x/ses seront les lecteurices qui seront dégouté.e.s et qui s’arrêteront avant la fin, comme j’ai failli le faire.
Après, on pourra arguer que ça pose l’ambiance, c’est vrai. Mais il faut pouvoir s’accrocher malgré le sentiment de trahison que l’on ressent.
Et au bout d’un moment il est vraiment fort.

Comme il est très difficile d’en parler sans rien dévoiler de l’intrigue voilà la partie où je vais spoiler de façon dégueulasse. Si vous ne l’avez pas encore lu il serait peut-être plus judicieux de passer directement à la partie « En résumé ». En même temps je ne vais spoiler que la première partie de l’histoire, celle qui, une fois arrivé.e.s au bout devrait vous donner envie de laisser tomber votre lecture, en tout cas si vous êtes comme moi. Donc si vous voulez savoir pourquoi il faut insister et ne pas abandonner votre lecture vous pouvez lire la suite.

Maintenant que nous sommes entre  gens qui connaissons l’histoire je peux me lâcher.

J’ai détesté le fait que l’auteur s’amuse à tuer les uns après les autres absolument tous les personnages qu’il nous à présenté dans un premier temps. On s’attache à peine au shérif qu’il meurt. Nous nous consolons avec la mairesse, elle se fait assassiner. On se dit alors qu’il nous reste quand même l’adjoint. Même si, franchement on a envie de pleurer pour lui. Ce vieillard si sympathique à qui ont arrache l’amour de sa vie trois pages après le lui avoir enfin donné. Non mais, sérieusement ? Quelle cruauté. 
Seulement ça ne suffit pas, bien évidement. Non content de lui avoir brisé le cœur l’auteur récidive en s’attaquant cette fois à son cou.
Et bim, un mort de plus.

C’est précisément à ce moment de l’histoire (100, 200 pages, je ne sais plus exactement) que j’ai failli arrêter ma lecture.
Si c’est pour qu’il tue tous les personnages sans aucune exception, que je me disais, autant arrêter les frais tout de suite.

Et pourtant ça marche

Malgré tout j’ai quand même continué, mais en restant sur mes gardes. De ce fait j’ai résisté à Juliette. J’ai refusé de m’attacher à elle. A quoi bon si c’était pour la voir se faire descendre deux chapitres plus loin ?
Mais contre toutes attentes la nouvelle shérif à survécu. Et elle l’a d’ailleurs fait suffisamment longtemps pour que je m’attache à elle aussi. Et pas qu’un peu, ce personnage étant absolument génial.
Du coup j’ai bien flippé à chaque fois qu’il lui arrivait une merde. Ce qui, il faut le dire, avait tendance à lui arriver un peu trop régulièrement.

D’un autre coté c’est plutôt une marque de réussite quand un auteur arrive à nous faire craindre le pire pour la vie de son héro ou son héroïne.
Mais je ne sais pas si on peut vraiment appeler ça une prouesse quand il y parvient après avoir tué 90% de l’équipe des gentils.

Des personnages qui en jette

Malgré cette première partie très dérangeante j’ai véritablement adoré la suite.
J’ai eu peur que ça ne fonctionne plus après le suicide de l’adjoint parce qu’il allait falloir refaire connaissance avec 100% des protagonistes, tou.te.s celleux que l’on connaissaient étant mort.e.s. Mais, comme je l’ai déjà dit, l’auteur a un don pour nous faire aimer ses personnages en seulement quelques pages. Iels sont donc assez rapidement entré.e.s dans le décors.

C’est d’ailleurs un des gros points positifs de ce roman, outre le thème et la façon dont il a été abordé. Les personnages. Toutes et tous sont complets, charismatiques ou au contraire détestable, relativement logique et honnête envers elleux même. Ils ne peuvent pas laisser indifférents. Même quand des nouveaux sont amenés et que l’on ressent brièvement une certaine forme de lassitude, on fini par les aimer (ou les détester) comme les autres.

En résumé :

Les points résolument positifs : On s’attache hyper vite aux protagonistes (mais c’est aussi un point négatif, voir zone de spoiler). Quand la parole est donnée aux méchants on comprend quelles sont leurs intentions et ça les rend moins monstrueux. Même si, clairement, ce ne sont pas de bonnes personnes.
Les points qui le sont hélas moins : Les morts trop nombreuses.

Et sinon…

Comme vous le voyez j’ai eu un peu de mal à parler de ce livre. Je crois que c’est parce qu’il fait naitre des sentiments assez contradictoires en moi. Vers le milieu je n’aurais pas su vous dire si je l’appréciais ou non. Maintenant que j’ai l’ai terminé je peux assurer que oui, c’est un livre que j’ai aimé. Je sais aussi que je lirai les deux prochains tomes.
Mais j’ai un peu de mal à savoir à qui conseiller ce livre.

5 thoughts on “Silo tome 1 – Hugh Howey

  1. Moi qui aime bien l’anticipation je crois que c’est le genre de bouquin qui me plairait.
    1. Vu que j’ai bien aimé j’ai forcément envie de te le conseiller 😉
      Je ne sais pas si tu as lu la partie spoiler mais si tu es au moins un peu comme moi il va vraiment falloir t’accrocher à partir d’un certain événement. Heureusement, après c’est encore mieux qu’avant l’événement en question. Mais il reste quand même en travers de la gorge un moment…
      1. Oui, j’ai lu la partie Spoiler, mais bon, quand l’histoire est intéressante je m’y attache autant qu’aux personnages, j’ai envie de voir la suite… Si un jour je tombe dessus, pourquoi pas 😉

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