Osez sortir du rang ! Comment les esprits originaux changent le monde.

Osez sortir du rang ! Comment les esprits originaux changent le monde. Adam GrantTitre : Osez sortir du rang ! Comment les esprits originaux changent le monde.
Domaine : Management – RH
Auteur : Adam Grant
Édition : DE BOECK UNIVERSITE
Nombre de pages : 272
Date de sortie :  9 novembre 2016
Prix : 22,50€
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Il en dit quoi le résumé ?

Comment défendre ses idées et ses valeurs sans risquer de tout perdre ? Adam Grant montre comment améliorer le monde en réfléchissant d’une façon nouvelle, à l’encontre des idées reçues, en combattant les conformismes et en rejetant les traditions désuètes.

À l’aide d’études surprenantes et d’anecdotes tirées du monde de l’entreprise, de la politique, du sport, du cinéma ou de la télévision, Grant dénonce la croyance populaire selon laquelle les anticonformistes qui réussissent sont des leaders-nés qui n’hésitent pas à prendre tous les risques. Au lieu de cela, son ouvrage explore la façon dont on reconnaît une bonne idée, comment on la défend sans être réduit au silence et comment on identifie les pistes de changement. Les parents y apprennent comment favoriser un esprit original chez leur enfant, et les dirigeants comment combattre la pensée unique pour bâtir une culture d’entreprise ouverte aux idées neuves.

Parmi différentes trajectoires édifiantes de novateurs, Osez sortir du rang ! raconte les histoires d’un entrepreneur à succès qui présente les raisons de ne pas investir dans ses projets; d’une femme qui a remis en cause une décision de Steve Jobs, alors qu’elle était trois échelons plus bas dans la hiérarchie d’Apple; d’une agent de renseignement qui a remis en question la politique du secret à la CIA; d’un gourou de la finance milliardaire qui licencie les employés qui oublient de le critiquer et celle du producteur de télévision qui a évité à la série Seinfeld d’être enterrée prématurément.

Osez sortir du rang ! propose des pistes d’inspiration inédites sur les façons de rejeter le conformisme et explique ce qui caractérise réellement les esprits originaux. C’est un ouvrage qui procure les connaissances et la force nécessaires pour défendre ses idées et changer le monde.

Et moi, j’en pense quoi ?

Un livre plein de bonnes idées. Plein de bons conseils aussi.

Que tu te demandes comment aider les idées à venir plus naturellement, comment inciter tes ennemis à rejoindre ton parti ou comment élever tes enfants pour leurs donner un maximum de chances d’être créatifs, Adam Grant a une réponse à t’apporter.

Le livre s’articule autour de 8 chapitres variés qui nous font faire un tour d’horizon de quelque uns des créatifs les plus ambitieux de ces 200 dernières années.

Chap. 1 Destruction créative.

Où l’on comprend pourquoi les enfants prodiges deviennent rarement des créateurs révolutionnaires ainsi que comment les créateurs de Warby Parker, une marque proposant des lunettes en ligne à moins de 100$ ont réussi à propulser leur entreprise en bourse alors que personne n’y croyait. En prenant leur temps, en analysant tout ce qui pouvait mal tourner et en protégeant leurs arrières en ne quittant ni leurs études ni leur job malgré les début florissant de leur site les quatre créateurs ont accouché de l’entreprise sacrée la plus innovante par le magazine Fast Company . Devant Google, Nike et Apple.

Chap. 2 Aveuglement des inventeurs, myopie des investisseurs.

L’auteur explique pourquoi le segway a à ce point emballé le patron d’Amazon, un gros investisseur de Google et même Steve Jobs en personne. Au point qu’ils y investirent chacun de très grosses sommes. Et pourquoi cet engin fut pourtant un échec retentissant.
Il démontre que cacher son projet durant sa conception est une très mauvaise idée. Qu’il faut oser remettre en cause nos certitudes en permanence et qu’il ne faut pas considérer que parce qu’une personne fait lieu d’autorité dans un domaine et qu’elle y a été précurseuse elle sera forcément aussi bien inspirée dans un domaine qui lui est étranger.

Chap. 3 Avancer à découvert.

Dans cette partie nous voyons comment il est préférable, pour peu que l’on tienne tout de même une idée intéressante, d’en présenter les principaux défauts d’entrée de jeux aux éventuels investisseurs et comment un père de famille a réussi à vendre son entreprise à Disney (et a s’y faire engager par la même occasion) en commençant sa présentation par un dossier de plusieurs pages intitulés  » Voilà pourquoi il ne faut pas acheter Babble*. »
* Nom de son entreprise.

Cette méthode contre intuitive permet d’avoir rapidement la confiance des investisseurs qui ne te voient subitement plus comme un marketeur cherchant à leur vendre un bien mais comme une personne honnête à qui il est plus facile de faire confiance.

Chap. 4 Coup de foudre et conséquence.

Mieux vaut-il être le premier dans son domaine ou l’un des suivants ? La procrastination est-elle vraiment une mauvaise chose ? A quel age a t-on le plus de chance de faire une grande découverte scientifique ?

Les réponses à toutes ses questions ne sont pas aussi évidentes qu’il n’y parait. Et nous apprenons que les risques d’un échec sont bien plus important pour un précurseur que pour un suiveur. Que de nombreux génies ont laissé de coté leur travaux pendant quelques mois voir quelques années et n’y sont revenu que quand ils ont estimé pouvoir y mettre un bien meilleur point final. Profitant ainsi d’un peu de temps supplémentaire pour peaufiner leur technique ou leur maitrise. Même si ce n’était pas l’impression qu’ils donnaient.

Chap. 5 Boucles d’Or et le cheval de Troie.

A travers l’histoire des premières féministes Américaines l’auteur nous explique pourquoi il est plus simple et utile de s’allier à des gens n’ayant pas le même but que nous mais pouvant profiter du notre pour s’approcher du leur qu’à d’autres souhaitant la même finalité à quelques nuances près.

Ce chapitre est terriblement éclairant sur bien des choses que l’on voit et que l’on entend quand on se rapproche de groupements ou d’associations aux idéologies fortes. Le nombre de féminismes différents devient alors tellement évident, ainsi que les raisons qui poussent un grand nombre de véganes à haïr des associations comme L.214 qui sensibilisent pourtant beaucoup de monde.

Les sous chapitres suivant démontrent que bien souvent une approche modérée parviendra mieux à rallier les gens à sa cause mais que celle ci pourra mettre des années et des années avant d’obtenir un réel progrès.

Chap. 6 Une bonne raison de se rebeller.

Élève t-on ses enfants différemment en fonction de leur place dans la fratrie ? De nombreuses études ayant analysé la place qu’occupaient entre autres des prix nobel dans leur famille semble révéler que oui.
Plus on a d’ainé.e.s et plus on a de chances de se rebeller et de devenir un créatif.

Du coup, et si on tachait d’élever tout ses enfants comme on le fera de ses petits derniers ?
Au fil de ce chapitre l’auteur devient conseiller familial et expose plusieurs études (dont certaines contradictoires) démontrant l’importance de certains concepts dans l’éducation qui aideront les enfants à devenir des gens bien (ou pas).

Chap. 7 Repenser la pensée commune.

Est-ce que Kodac aurait pu devenir un pionnier de la photo numérique ? Il se pourrait bien que oui. Mais les dirigeants ont-ils coulé leur boite en refusant d’avancer avec leur temps ? Ça semble évident.

Une entreprise où tout le monde peut faire part de ses remarques et de ses reproches à tout un chacun y compris au big boss ça existe vraiment ? Il semblerait que oui. Plus fort que ça encore, il s’agit de l’une de plus grosse boite au monde.

Ce chapitre montre qu’une autre façon de penser l’entreprise est possible et qu’il ne faut pas avoir peur de privilégier l’engagement aux compétences.

Chap. 8 Semer le trouble et garder le cap.

Le pessimisme peut-il s’avérer être une bonne idée quand on entreprend quelque chose d’énorme ? Oui. Mais il faut le doser intelligemment et ne surtout pas le laisser s’insinuer dans les premiers temps. Pour bien faire il faudrait ne le laisser s’exprimer qu’en fin de course. Si on est capable d’imaginer les pires scénarios à ce moment là on n’a plus qu’à trouver une solution pour chacun d’entre eux.

Conclusion.

Alors, bien sur je n’ai fait ici qu’un résumé très succinct et davantage d’idées et de concepts sont exposés dans chacun des chapitres de façon bien plus détaillées.

Les exemples fusent, hommes et femmes qui ont révolutionné tantôt leur entreprise tantôt le monde, et tout cela est très inspirant et motivant. Il y a de nombreux apprentissages à en retirer mais cela nous devrons le faire nous même. Grant nous parle de ces gens qui ont tracés leur propre chemin et nous incite à en faire autant sans pour autant nous donner une méthode clef en mains pour y parvenir.

Ici pas d’exercice ou de formation mais juste les expériences d’un groupe de personnes qui avaient (et ont encore) avant tout à cœur de changer le monde et leur vie.

C’est un livre intéressant mais avant de mettre la plupart de ses conseils en action encore faut-il avoir quelque chose à vendre (au propre comme au figuré). Cela dit une partie est déjà applicable avant, ne serait ce que pour habituer son esprit à travailler plus créativement et à se remettre en question.

En résumé

Points résolument positifs : Beaucoup d’exemples très variés. Autant de femmes que d’hommes parmi les créatif/ve.s cité.e.s. Des tas de vies très inspirantes.
Points hélas négatifs : Rien de totalement nouveau ni de conseil concret pour se changer soit même. Le fait de raconter aussi longuement et avec autant de détails la vie de certains des exemples cités est parfois un peu lourd.

2 thoughts on “Osez sortir du rang ! Comment les esprits originaux changent le monde.

  1. ça semble intéressant même si comme tu le dis il n’y a pas forcément de grosses nouveautés d’exposées. C’est utile de vulgariser et de montrer qu’il existe d’autres façons de faire. J’ajoute qu’elles ne sont pas autant à contre-pied que l’auteur semble le dire. En fait, dans tout ce que tu racontes du livre j’ai repéré quelques petites choses que je vois en cours dans les sciences de l’ingénieur. :p
    1. Ça ne m’étonne pas 😉 En même temps il ne dit pas que c’est spécialement nouveau, les exemples qu’il a pris dans le féminisme datent quand même de fin 1800 😉
      Mais c’était intéressant de voir tous ces concept réunis.
      Et même si à la limite on les connais déjà le plus dur me semble être de les mettre en pratique 🙂

Quelque chose à ajouter ? Fais le ici.