Martin et John tomes 1 et 2 – Park Hee Jung

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Titre : Martin & John
Tomes 1 et 2
Nombre de volumes vf : 5 (stoppé)
Nombre de volumes vo : 12 (terminé)
Autrice : Park Hee Jung
Édition : Samji
Nombre de pages : 198 – 180
Date de sortie :  4 mars 2010 –  20 mai 2010
Prix : ? € neuf – dés 1 ou 2€ en occasion
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Il en dit quoi le résumé ?

Dans un futur lointain, le vaisseau spatial de Martin s’échoue au milieu d’un désert. Alors qu’il est en train de mourir, un nomade prénommé Shahada apparaît et l’aide à recontacter son vaisseau mère en le ramenant dans la zone neutre du nord. Martin a plutôt des doutes sur l’intention de cet étranger au regard froid mais il n’a pas le choix : il doit le suivre s’il veut survivre. Au fil de ce trajet, Martin découvre qu’il est petit à petit sous le charme de Shahada…

Et moi, j’en pense quoi ?

Une des très bonnes séries de la défunte maison Samji. Encore une dont je ne connaitrais probablement jamais la fin. Oh, frustration.
 
Alors, déjà le résumé n’a rien à voir avec le premier tome. Dans celui ci trois histoires sans le moindre rapport les unes avec les autres et ne se déroulant pas dans le même univers sont entrelacées et nous passons de l’une à l’autre sans savoir si nous reviendrons un jour aux précédentes. Le point commun entre ces histoires est que les protagonistes sont toujours deux jeunes hommes aux noms de Martin et John. Entre changements d’histoires et flashback ce tome est un peu difficile à suivre et la première lecture nous laisse en général très confus.e.s (pour preuve la quasi totalité des commentaires trouvés sur différentes plateformes et le souvenir de ma propre perplexité). Pourtant, sans qu’on ne sache très bien ni comment ni pourquoi, nous sommes irrémédiablement attiré.e.s par cette œuvre et au bout de peut-être quelques semaines ou mois on la reprend, on la relis, on voit des choses qui nous avaient échappé et, au bout de trois, quatre, parfois cinq lectures ou plus on fini par trouver une certaine poésie dans cet enchevêtrement distordu.
 
Martin & JohnJe me souviens avoir acheté le premier tome à sa sortie. L’admin du forum Samji nous l’avait vendu comme un titre original et visuellement très beau. Et c’est vrai que cette couverture elle donne envie de se toucher, bordel. Étant fan de plusieurs de leurs foutrement excellentes séries je pense n’avoir même pas lu le résumé avant de commander leur nouveau petit bijou.

Le tome 2 reprend là où le premier s’était arrêté

Le tome 2 reprend là où le premier s’était arrêté. Ça parait un peu con dit comme ça, mais vu comment le tome 1 était arrangé c’était loin d’être une évidence. Pendant un petit quart de volume l’histoire, celle, très tendre, du jeune Martin, un enfant adopté par John et qui porte le même prénom que le meilleur ami de celui ci, va nous livrer ce qu’elle avait encore à nous dire et même avoir droit à quelque chose qui peut être considéré comme une fin tout à fait convenable.

Et c’est là que le résumé que l’on trouvait un peu étrange jusque là va prendre tout son sens. Dans la nouvelle histoire nous retrouvons un Martin perdu au milieu du désert, sur une autre planète, et son sauveur, une sorte de touareg intergalactique aux mystérieux yeux mauve. Tout deux vont voyager ensemble vers un patelin où le jeune terrien sera en sécurité. Ces derniers ne faisant clairement pas l’unanimité au sein du peuple local. Ils vont faire connaissance et nous allons pouvoir les regarder s’observer en coin pendant un bon paquet de pages.

Martin & John

Le tome un ne pouvait pas vraiment être qualifié de boy’s love. C’est évoqué sous forme de souvenir et juste en texte dans la première histoire et puis basta. Le second ne l’est pas vraiment davantage à l’exception des quelques pages muettes et très belles clôturant l’histoire du début. A part ça c’est très vaguement sous entendu vu que tout les habitants de Tua-Retereq (la planète où se déroule l’histoire) sont tous des hommes, ayant néanmoins la possibilité de se transformer en femmes une fois par an, s’ils sont amoureux, pour porter l’enfant de leur âme-sœur. Mais à part ça la relation entre Martin en John ne peut clairement pas être qualifiée d’amoureuse.
Ils sont plutôt dans ce qu’on pourrait qualifier de période d’observation.

Un manhwa singulier

Cette critique me semble un peu décousue mais j’ai envie de dire qu’elle est ainsi au diapason des deux tomes concernés.
Mais s’il s’agit d‘un manhwa assez particulier, du genre étrange et qu’on ne voit vraiment pas partout, il est, pour moi, vraiment très intéressant. J’ignore si l’auteure savait dés le départ où elle allait ou si elle a improvisé. La réponse se trouve très certainement dans les derniers tomes mais il nous en manque sept en francophonie pour le découvrir.

J’ai ressorti mes tomes cette semaine sur un coup de tête et ça ma rappelé la frustration que j’avais ressentie à l’époque en apprenant que je ne connaitrais jamais la fin, du coup je vais très certainement me lancer à la recherche de scans d’ici peu, quitte à ce qu’ils soient en anglais. Si par la plus grand des hasards vous savez où je peux me les procurer vous aurez ma reconnaissance éternelle et puis sinon je chercherais par moi même en priant ma bonne étoile (en fait je l’ai déjà un peu fait, sans résultat. Je vais devoir creusé plus profond).

Et pour info, oui, j’ai eu le cœur brisé quand j’ai appris la faillite de Samji. Je ne peux pas vivre sainement en sachant que je n’aurais jamais la fin de cette série, de Palais ou de ma favorite entre toutes : Rure, que j’ai déjà évoqué ici mais dont je n’ai jamais parlé en détail.

En résumé :

Les points résolument positifs : Les dessins sont très beaux, c’est très original, à aucun moment on ne se dit que c’est un peu du réchauffé quand même.
Les points qui le sont hélas moins : Peut-être parfois trop original, les changements d’histoires peuvent vite perturber.
Pour voir les critiques des tomes suivants : Martin et John tomes 3 et 4

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5 thoughts on “Martin et John tomes 1 et 2 – Park Hee Jung

  1. Je déteste quand un éditeur arrête de publier une série en plein milieu…
    Je sais que souvent ça a avoir avec les ventes et contraintes budgétaires mais quand même. C’est frustrant! Je ne la commencerai pas alors… ne pas savoir la fin est assez embêtant!
  2. Pareil, j’ai horreur de ça. Mais pour ce coup l’éditeur n’est vraiment pas à blâmer vu que la maison d’édition a tout simplement coulé :/ Et potentiellement parce qu’il continuait à publier des titres au succès mitigé pour faire plaisir aux lecteurs. J’adorais vraiment cette maison d’édition, elle avait d’excellents titres (qui étaient souvent les moins populaires en plus) et on pouvait discuter avec le staff sur leur forum. Elle me manque beaucoup.
  3. Arghhh j’ai eu le coup avec de la fantasy, le chef du service de l’époque qui trouvait que je ne lisais que de vieux trucs (sic) m’avait amené une série à lui en me disant: « la lutte du bien contre le mal en 10 tomes ! ». Au bout d’un mois je l’ai incendié en lui disant que c’était ignoble de faire ça ! Je venais de découvrir qu’il y avait d’autres tomes (non encore traduit) et qu’en plus la série n’était même pas finie en anglais… les boules ! ça m’a tellement énervée que je ne me souviens même plus de l’histoire, même après 15 ans ça ne me ressemble pourtant pas !
    Tout ça pour dire que je compatis. Frustration quand tu nous tiens…

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