La Maison de Soie – Anthony Horowitz (Le nouveau Sherlock Holmes)

La Maison de soie HorowitzTitre : La Maison de Soie – Le nouveau Sherlock Holmes
Nombre de volumes: 1
Auteur : Anthony Horowitz
Traduction de l’anglais :
Michel Laporte
Édition : Le Livre de Poche Jeunesse
Nombre de pages : 384
Date de sortie :  11 septembre 2013
Prix : 7,90€
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Il en dit quoi le résumé ?

Le marchand d’art, Edmond Carstairs, craint qu’on veuille lui nuire et fait appel à Sherlock Holmes pour enquêter. Mais le célèbre détective piétine : aucune menace ne semble réelle. Jusqu’à ce que Carstairs soit victime d’un vol. On est loin d’une tentative de meurtre… et pourtant, c’est dans l’une des affaires les plus sordides que Sherlock Holmes va plonger. Dans le Londres de 1890, « la partie reprend ». Et ni Holmes, ni son fidèle Watson n’en sortiront indemnes.

Et moi, j’en pense quoi ?

Des sentiments très contradictoires s’emparaient de moi à chaque fois que je regardais ce livre sur mon étagère. De l’envie bien sur. Celle de retrouver mon détective préféré et son biographe dans une nouvelle aventure. Mais aussi un peu de peur. De voir cet excellant duo corrompu par un écrivain qui n’aurait pas été à la hauteur.

C’est que des fanfics concernant Sherlock Holmes (ou Sherlock tout cours d’ailleurs. Beaucoup d’auteur.e.s ne s’inspirant finalement que de la série de la BBC) j’en ai commencé la lecture d’un certain nombre. Mais inlassablement j’ai décroché au bout de deux ou trois chapitre. Voir parfois bien avant.

Mais celui ci à été édité, me rassurais régulièrement. Alors que mes doigts caressaient la tranche du livre précieusement rangé auprès du canon.

Si bien, qu’enfin, le mois dernier je l’ai sorti de son emplacement et j’ai fait tournoyer les premières pages entre mes doigts.

Le travail d’un fan

La première chose qui ressort de cette lecture c’est que, clairement, nous avons ici l’œuvre d’un fan de Sherlock Holmes. On y retrouve de nombreuses allusions à d’autres aventures du célèbre détective. Tantôt heureuses et tantôt un peu trop insistantes. Parce que si un ou deux clins d’œil sont appréciable et nous font, agréablement, nous sentir entre fans, on ressent vite un trop plein et on sature.
Heureusement, plus on va avancer dans l’histoire, plus l’auteur va se sentir en confiance, et peut-être même légitime, et plus ces rappels vont se faire discrets. Si bien qu’ils vont presque disparaitre totalement et laisser au livre l’opportunité de se faire son identité propre.

L’enquête, ou plutôt les différentes enquêtes en une, où nous allons suivre notre détective sont un peu plus sombres que celles auxquelles Conan Doyle nous avait habitué. Ce qui n’est pas une mauvaise chose.
Comme dans le canon très peu d’indices nous sont laissés et il est impossible de résoudre l’enquête avant Holmes. Cela dit, et même si je ne saurais expliquer en quoi ils consistaient, il devait bien y en avoir quelques uns. Parce qu’à défaut d’avoir épinglé les méchants au moins avais-je saisi avant la fin, et avant Watson, en quoi consistaient les activités de la Maison de Soie.
Heureusement, comme cela a d’avantage été une sorte d’intuition et que je n’avais aucune certitude, ça n’a en rien gâché le plaisir.

Et un style qu’on pourrait qualifier « d’époque »

Une autre chose à avoir été agréablement surprenante fut le style. Je ne peux pas dire qu’il est identique à celui de Conan Doyle. Ce serait faux. Mais il s’y substitue très bien de part un coté ancien sans tomber dans le vieillot. Il n’est pas difficile de croire qu’il s’agit bien d’un nouvel écrit du docteur Watson. Et c’est un gros point positif. Autant pour l’auteur que pour le traducteur qui a su retranscrire cela très convenablement.

Comme dans les nouvelles originales celle ci nous est contée par ce bon vieux Watson. Qui, dans cette version, à survécu à Holmes et se trouve en maison de retraite. Il nous livre là, au crépuscule de sa vie, cette dernière enquête. Celle qu’il n’avait jamais pu raconter jusque là à cause des gens qu’elle impliquait. Et je dois avouer qu’au delà de l’enquête, qui, elle, m’a semblé très satisfaisante, j’ai éprouvé une pointe de déception et de frustration à voir Watson dans cet état avancé de vieillesse. Seul, veuf et sans son cher ami, qui lui manque tout autant, si ce n’est plus, que sa défunte épouse, il m’a fait de la peine.

Jusqu’à la dernière page j’ai attendu un retournement de dernière minute. J’ai espéré voir apparaitre Sherlock dans l’embrasure  de la porte. Et les voir repartir tout deux vers de nouvelles aventures.
Mais non, il s’agissait bien là de la dernière histoire du bon docteur. Et, franchement, je n’avais pas envie de voir mes héros dans une telle position. Si je dois reprocher quelque chose à ce livre ce sera ça.

Pour conclure, je dirais que oui, il s’agit d’une grosse fanfiction. Mais d’une bonne fanfiction. Donc si vous êtes fan de Sherlock Holmes vous devriez pouvoir trouver votre compte dans cette histoire.

En résumé

Les points résolument positifs : Un style très proche de l’original. Une enquête crédible et bien ficelée.
Les points qui le sont hélas moins : Le destin réservé aux héros, vieillissant ou mort. Même si c’est ce qui attend chacun.e d’entre nous, je n’ai pas envie de voir mes héros dans une telle position.

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2 thoughts on “La Maison de Soie – Anthony Horowitz (Le nouveau Sherlock Holmes)

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