Les fruits de Shinjuku – Morita Ryuji & Amandine Grandcolas

Les fruits de Shinjuku - Morita Ryuji & Amandine GrandcolasTitre : Les fruits de Shinjuku
Album – nouvelle
Pays d’origine :
Japon
Thèmes : 
jeunesse – drogue – prostitution – premier amour – délinquance
Auteur : Morita Ryuji
Illustratrice : Amandine Grandcolas
Édition : Philippe Picquier
Nombre de pages : 96
Date de sortie :  6 novembre 2012
Prix : 13€
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Il en dit quoi le résumé ?

Ryota, jeune photographe et voyeur amateur, tombe amoureux de sa voisine, une jeune prostituée philippine et la prend régulièrement en photo de la fenêtre de sa chambre. Il finit par la rencontrer et projette de la sortir du milieu brutal où elle est piégée et notamment de son maquereau.

Et moi, j’en pense quoi ?

Pour mon premier contact avec cet auteur, on peut dire que c’est réussi.
Morita Ryuji dépeint une jeunesse désœuvrée et las, des jeunes qui, ne sachant où se chercher, se sont finalement perdus et vivotent sans but.

À à peine 17 ans, Ichiro et Ryota vivent dans un appartement miteux, commettent de petits larcins pour s’en sortir et on abandonné l’école.
En face de chez eux, il y a un hôtel. Et dans cet hôtel, travaille Maria. Jeune prostituée que Ryota épie depuis quelque temps et qu’il prend frénétiquement en photo.

Les fruits de Shinjuku - Morita Ryuji & Amandine Grandcolas

Un jour, par hasard, il la croise enfin et entame la discussion. Commence alors pour les trois jeunes gens, une journée spéciale où certains sentiments vont s’épanouir plus qu’ils ne le devraient.
Dans ces pages, on ressent l’attente, la chaleur, la lassitude et le danger sous-jacent.
Une écriture simple et sans fioriture pour une nouvelle qui renverse et dont on ne s’extirpe pas avec facilité. Des thèmes durs (comme la prostitution de mineures étrangères) et des personnages qui, bien que très imparfaits, nous font un peu pitié et qu’on aimerait voir s’en sortir.

Des illustrations puissantes pour un texte qui l’est autant.

Cette édition ayant la particularité d’être illustrée, j’avoue que si elle m’est tombée dans l’œil, c’était avant tout pour ses dessins et non pour le résumé plus que succinct. Tantôt cases en noir et blancs et tantôt pleines pages couleurs, le style d’Amandine Grandcolas se marie à merveille avec la narration.
Utilisant une palette réduite de gris et de rouge, où le rouge ressort le plus. Couleur de l’amour, bien sûr, ce premier amour qui traverse Ryota et Maria de part en part, mais aussi du sang et de la violence. Celle dans laquelle errent nos adolescent·e·s et celui qui pourrait bien les éclabousser.

Pour un livre acheté au hasard, c’est une très belle surprise. Pas vraiment un coup de cœur, mais c’est pas passé loin.

En résumé

Points résolument positifs : une écriture fluide, pas de chichi, une fin percutante, de très jolis dessins, avoir rendus attachants de tels loseurs
Point hélas négatif : rien à signaler.

Challenge "Un Mois au Japon" 2018 Challenge Je lis aussi des albums 2018  [Challenge] Les Irréguliers de Baker Street

4 thoughts on “Les fruits de Shinjuku – Morita Ryuji & Amandine Grandcolas”

  1. ça me tente vraiment, et je dois dire que les illustrations n’y sont pas pour rien ! Merci beaucoup pour la découverte !

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