L’aventure du concussoris Magnus [Sherlock Holmes et Dr. John Watson dans] – Yayoi Neko

Titre : Sherlock Holmes et Dr. John Watson dans l’aventure du concussoris Magnus
Tome : 1
One-shot
Auteur : Yayoi Neko
Éditions : Les éditions Muffins
Nbre de pages : 116
Date de sortie : juillet 2010

Il en dit quoi le résumé ? Sherlock Holmes et le docteur Watson sont mandatés par Lady Éva Brackwell pour négocier avec l’horrible Charles Augustus Milverton la restitution de lettres compromettantes

Découvrez dans cette libre adaptation de la nouvelle de Sir Arthur Conan Doyle « L’aventure de Charles Augustus Milverton », une nouvelle vision de la relation partagée entre le célèbre détective Sherlock Holmes et son ami et biographe, le docteur Watson.

Et moi, j’en pense quoi ? En reprenant le texte original mot pour mot ou presque cette courte BD nous donne une vision de la relation entre Holmes et Watson comme certain.e.s (dont moi) l’ont vue en sous texte de l’œuvre d’origine, où les deux compères ne partagent pas qu’une belle amitié mais bien une relation plus fusionnelle encore.

Je ne suis ni une habituée ni une grande partisane de ce genre de dessin sans vraiment savoir expliquer pourquoi. Peut-être parce que les têtes semblent souvent trop petites, que les visages sont trop sévères ou les traits trop figés. Et pourtant ici ça ne m’a pas vraiment dérangée, mieux encore, dans bien des cases j’ai trouvé les dessins vraiment sympa. Passant du franchement mignon dans les scènes tendres au classe et énergique dans les moments d’action, l’auteure dévoile une palette de sentiments et des personnages profonds et crédibles auxquels on s’attache en un rien de temps.

Comme je l’ai dit le texte est exactement celui de la nouvelle dont il est tiré. Peut-être à quelques variantes près cela dit, n’ayant pas celle ci sous les yeux en ce moment je suis bien en peine de le vérifier. Mais l’ayant relue il y a quelques mois elle est encore assez précise dans mon esprit pour m’en rappeler et voir ce qui est davantage qu’une similitude.
Ici pas de rajout au niveau du texte ou de la trame de l’histoire permettant d’ajouter un peu de romance ou de sexe à l’ensemble comme on le voit dans de nombreuses fanfics mais une simple relecture illustrée permettant de faire apparaitre l’histoire et ses petits détails sous un jour nouveau.

Comme dans bien des adaptations Watson est adorable et, fort heureusement, loin d’apparaitre en nigaud maladroit comme ça a hélas été trop souvent le cas par le passé il nous dévoile ici nombres de ces cotés, de l’homme à la fois attentionné et fort au personnage qui nous amuse par ses mimiques et ses réactions spontanée. Il forme avec son compagnon d’aventures un duo frôlant la perfection en incarnant le personnage doux et bienveillant auquel on peut le plus facilement se raccrocher.

Comme nous le suggère l’auteure dans le court texte clôturant ce volume il est intéressant en lisant le Canon Holmésien de resituer l’histoire au temps où elle a été écrite et d’ainsi donner, si nous le désirons, une importance plus grande aux nombreuses allusions glissées un peu partout et nous rappelant sans cesse la relation fusionnel existant entre les deux hommes. En un temps où il aurait été inconcevable d’afficher en public son homosexualité est-il si impensable qu’un amour sincère ait été camouflé en amitié inconditionnelle?

 

Les éditions Muffins, où est éditée cette histoire, fermeront définitivement leurs portes le 31 mars. Avis est donc lancé aux fans du détective, s’iels veulent une chance de pouvoir compter ce volume dans leur bibliothèque il ne leur reste plus qu’un mois pour le commander.
L’ouvrage est de bonne qualité dans un format plus grand que les mangas traditionnels, permettant ainsi de s’attarder plus facilement sur les détails glissés ci et là par l’auteure, et plus petit que les BD franco-belge.
Il s’adapte ainsi parfaitement dans ma collection hétéroclite d’ouvrages consacrés à Sherlock Holmes.

Le Deviantart de Yayoi Neko
Son Tumblr
Son FB

Son Twitter

En résumé
Point positifs :
L’histoire n’est pas du tout nouvelle mais est vue sous un prisme different ce qui lui permet de se differencier des nombreuses redites. Aucune scéne érotique, ce n’est pas un yaoi avec pour seul but de faire se mouiller les culottes mais bien une enquête du detective avec un bonus d’amour.
Points négatifs : Holmes est carrément trop musclé, heureusement il n’apparait pas souvent torse nu (une seule fois en fait).

Ce livre s’inscrit dans le cadre du défi lecture 2016 pour la catégorie 51 : Un livre dont le titre contient au minimum 6 mots.

Quelque chose à ajouter ? Fais le ici.