Key to Happiness – Anto Sass

Key to HappinessTitre : Key to Happiness
Auteur :  Anto Sass
Éditions : Auto édition
Nombre de pages : 428
Date de sortie :  30 novembre 2014
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Il en dit quoi le résumé ?  

Quelles sont ces informations que détient Khamût Khan ? Pourquoi une importante source des Services Secrets Britanniques prend-elle tant de risques pour les transmettre dans l’urgence à Londres ? Après un premier échec, deux agents du MI6 sont envoyés à Dubaï pour rencontrer un énigmatique personnage, à l’influence discrète mais omniprésente dans la géopolitique du Golfe Persique. Ils ignorent qu’une mystérieuse organisation va tout tenter pour les empêcher d’accomplir leur mission. 

Et moi, j’en pense quoi ?

J’ai mis plus d’un mois à terminer ma lecture. Ce qui est vraiment beaucoup pour moi.
Pas parce qu’elle est mauvaise, loin de la, l’écriture est même très bonne, mais parce que le thème ne m’intéresse pas tellement…
Le problème, c’est que si la moitié du livre concerne une affaire d’espionnage, à laquelle il est assez facile d’accrocher, l’autre s’attarde sur des détails géopolitique dont je n’ai, mais tellement, rien à faire et tellement rien compris.
J’oubliais les informations données à l’instant même où je tournais la page. Ce qui n’était pas franchement idéal vu qu’on y revenait parfois très longtemps après.

J’ai trouvé les interludes CNN très très lourd.
Le héros allume la télé dés qu’il est dans une chambre d’hôtel et nous avons droit à la retranscription des infos y étant données. Cela sert, évidement, à mettre le lecteur au courant de l’actualité politique dans le monde du roman mais ils sont beaucoup trop longs et trop nombreux. Ça casse le rythme de l’histoire et ça embrouille.

Rythme soutenu et presque fluide

A part ça le style est plutôt sympa, c’est bien écrit et, tant qu’on ne s’enlise pas dans des infos de géopolitique, le rythme est soutenu et agréable.
L’ennui c’est que les moments intéressants sont entrecoupés de coupures News qui font totalement retomber le soufflé.

Les scènes d’actions, tant qu’elles ne comportent pas de personnages féminins, sont en général très bien retranscrites et il est facile de se laisser porter par les mots de l’auteur.

En revanche les moments où les personnages changent de pays manquent de crédibilité. On les envoie partout dans le monde sans jamais nous expliquer, ni pourquoi on les projette là bas en particulier, ni comment leurs partons savent qu’il s’y passe quelque chose en rapport avec leur enquête.
Du coup on en sait juste autant qu’eux mais c’est frustrant et ça donne une impression de facilité. « J’ai besoin de vous en Russie, hop je vous envoie en Russie. La suite se passe à Jakarta, allez, hop voilà votre billets d’avion. Etc »
Tout ça n’a aucun sens pour le lecteur au moment de la lecture et l’explication finale n’est pas à la hauteur.

D’ailleurs l’enquête en elle même n’est jamais bien claire. Les protagonistes apprennent ce qu’ils cherchent en même temps que les personnes qui les envoient aux quatre coins du monde. Rien ne nous indique donc comment leurs supérieurs ont su où les envoyer pour récolter les indices qui ont amenés à la découverte du truc qu’ils cherchent.

Des personnages féminins présent seulement pour se faire mater/sauter

Au niveaux des perso, erf, ça coince un peu.
Le Howard qui fait tomber toutes les culottes d’un coup d’œil est chiant. En plus d’être totalement irréaliste. Ce personnage n’a aucune profondeur.
Bon, évidement ce n’est pas le héros, juste son faire valoir. Mais quand même, il est chiant.

Les persos féminins qui ne servent qu’à se faire culbuter, du coup, c’est chiant aussi. Encore plus, même.
Il n’y a que deux personnages féminins qui pourraient avoir de l’intérêt, seulement elles sont sans cesse ramenées à leur physique que le héros ne lâche pas des yeux.
L’agente de la fin est censée être un super agent secret mais tout ce qu’Alan est foutu de dire à son sujet c’est « Huum, la petite jupe échancrée. » « Oh, les petits seins cachés par seulement deux perles sur sa robe transparente. » « Héhé, elle porte pas de culotte, la coquine. C’est sûrement grâce à ça qu’elle peut tabasser les molosses, vu qu’ils sont trop occupés à lui mater les poils»

C’est lourd, réducteur, chiant au possible.
Ça lui fait perdre 40 points de sympathie à chaque fois. Ce qui est d’autant plus dommageable qu’il parvient parfois à en regagner. (Quand il n’y a pas une seule paire de seins à la ronde en général).

Pas mon genre

Et se cacher derrière un « Oui, mais bon, c’est la personnalité du héros qui fait qu’il est comme ça » ça ne marche pas.
Ça pourrait, hein, un héros n’a pas besoin d’être parfait, mais c’est beaucoup plus difficile quand tout les autres persos masculins ont les mêmes vices.
Là on se dit que le problème ne vient pas que du héro.

Du coup, les personnages ne sont pas hyper attachants et qu’ils réussissent ou non leur mission on s’en fou un peu.
A la limite j’ai même trouvé les arguments du méchant de la fin assez convaincants.

En résumé 

Points positifs : On voyage pas mal avec ce roman, ce qui est sympa. Les différentes ambiances sont correctement rendues. Le livre a bénéficié d’un très bon travail de relecture.
Points négatifs : Le sexisme. Aucun perso féminin intéressant. Beaucoup de persos sont de grosses caricatures. Dénouement un peu cheap.

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