Douze ans, sept mois et onze jours – Lorris Murail

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Douze ans, sept mois et onze jours Titre : Douze ans, sept mois et onze jours
Roman jeunesse
Genre : Thriller
Auteur : Lorris Murail
Édition : Pocket Jeunesse
Nombre de pages : 304
Date de sortie :  15 janvier 2015
Prix : 13,90€
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Il en dit quoi le résumé ?

Une cabane perdue dans les forêts du Maine. C’est là que Walden est abandonné par son père. À partir de maintenant, le garçon va devoir se débrouiller pour survivre dans les bois. Avec pour seule richesse quelques boîtes de conserve, un livre de Thoreau et une carabine. À la fin de chaque journée, Walden note son âge sur une écorce de rondin. Douze ans, sept mois et quatre jours, au moment où commence son apprentissage pour le moins étrange…

Et moi, j’en pense quoi ?

Quand on me promet un thriller dont je ne ressortirai pas indemne je m’attends à un truc vraiment flippant ou particulièrement dérangeant psychologiquement parlant.
Quand en plus certains commentaires clients parlent de Stephen King et de références qui lui seraient faites dans ce roman j’espère une histoire qui m’empêchera de dormir pendant une semaine.

Et soyons clair : Ce n’est pas ce qui vous attend ici.

Quelques longueurs

Pas mal de longueurs, surtout au début, alors que les personnages nous sont présentés et que Walden commence son « entrainement pour devenir un homme ».
Le portrait qui nous est brossé du père est à peine caricatural mais au moins nous mettons nous à le détester presque immédiatement. Ce qui est recherché mais peut-être pas hyper judicieux puisque Walden, lui, semble au contraire lui être très attaché. Et ça on a du mal à s’y faire.

Pourquoi continuer à aimer un père qui vous abandonne au milieu de la plus grande foret des États Unis ? Pourquoi continuer à vouloir le rendre fier ? Surtout qu’au vu de l’intro ça ne semblait pas vraiment être la raison de vivre du jeune héro jusque là.

En même temps ça aurait pu le devenir justement à cause de cet abandon. Une sorte de réaction débile du cerveau.
Mais alors il fallait l’expliquer un peu mieux. Là ça semble sortir de nulle part.

Alors que l’histoire avance avec ses hauts et ses bas, les journées que le jeune garçon va passer dans les bois ne seront pas toutes d’un intérêt égal.
Parfois le texte passionne et il est difficile de s’arrêter de lire. Mais d’autres fois finir un chapitre est laborieux et on aimerait un peu plus d’action.

Un roman inégal

La visualisation dans les moments intenses n’est pas toujours aisée. Si Walden a fini par connaitre les bois par cœur il n’en est rien du/la lecteurice et certaines actions en ressortent très floues.

Quand, dans la seconde partie, le récit décide de s’intéresser au père il ne faut pas longtemps pour que l’on comprenne ce qu’il se passera le jour des douze ans, sept mois et onze jours de Walden. Ainsi la fin n’est plus vraiment une surprise bien qu’il ne soit pas possible de deviner exactement comment elle aura lieu et comment Walden la vivra.

Après il ne faut pas oublier qu’il s’agit de littérature jeunesse. Les plus jeunes lecteurices, pas encore habitués aux codes de ce genre d’ouvrages, y trouveront très certainement l’adrénaline et les sueurs froides promises. Mais læ lecteurice adulte, ellui, aura plus de mal à se laisser totalement emporter.

Au final ce n’est pas une mauvaise lecture mais il lui manque un peu de punch et d’action pour vraiment passionner.

En résumé :

Les points résolument positifs : Ce n’est pas désagréable à lire, certains moments sont même très prenants.
Les points qui le sont hélas moins : Les personnages ne réagissent pas toujours très logiquement par rapport à leur caractère. Ca manque un peu d’action.

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One thought on “Douze ans, sept mois et onze jours – Lorris Murail

  1. L’histoire semble tout de même intéressante, j’aime beaucoup les mystères et celui-ci me met l’eau à la bouche ! Heureusement que tu as ta newsletter avec la récap du mois, j’étais passé à coté de cette critique.

Quelque chose à ajouter ? Fais le ici.