Désir © MAX – Ayane Ukyo

Désir © MAX -  Ayane UkyoTitre : Désir © MAX
Tomes 1 et 2
Manga shojo
Thèmes : 
romance – drame
Nombre de volumes vf : 7 (terminé)
Nombre de volumes vo : 7 (terminé)

Autrice : Ayane Ukyo
Édition : Panini Manga
Nombre de pages : 200
Date de sortie :  12 juin 2008 – 21 aout 2008
Prix : 6,99€
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Il en dit quoi le résumé ?

Tome 1 : Sa famille n’ayant pas d’argent, Mio est obligée de travailler pour faire vivre son petit frère et payer les frais d’hospitalisation de sa mère. Quand elle est embauchée par l’ancien employeur et ami de son père, sa vie bascule. Elle découvre des pans entiers oubliés de son passé.
Ayane Ukyô profite d’une histoire lycéenne pour aborder, même légèrement, le thème de la pauvreté au Japon. Le récit est servi par son dessin délicat.

Tome 2 : Entre une mère malade et un jeune frère développant un trouble de la personnalité, Mio Ômori doit affronter un quotidien vécu plus difficilement encore par les problèmes financiers que sa famille rencontre. Pour échapper à la misère, Mio travaille chez les Jinnai dont le fils unique Shôei, considéré par tous comme la perfection incarnée et dénommé à ce titre « Prince Jinnai » est un camarade de classe. Mais chaque fois qu’il se retrouve seule avec la jeune fille, le cool, le beau et intelligent Shôei se transforme en un snob égocentrique, un tantinet tyrannique. Mio le supporte pourtant tant bien que mal, espérant qu’en se rapprochant de lui, elle aura une chance de lever le voile sur ce passé dont elle ne garde que le souvenir de son enlèvement par des kidnappeurs qui l’avaient confondu avec Shôei Jinnai…

Désir © MAX -  Ayane Ukyo

Et moi, j’en pense quoi ?

J’ai eu l’occasion de lire le tome 1 il y a fort fort longtemps. Genre à sa sortie, peut-être ?
N’ayant jamais cherché à acquérir le tome 2 au cours des dernières années je n’avais pas du le trouver fantastique, bien que je ne m’en souvienne pas. Si bien que quand j’ai eu l’occasion d’acheter le second pour presque rien j’ai un peu hésité. Est-ce que cette série en valait vraiment la peine ? Bah, puisque je n’étais pas à quelques euros prés, je l’ai acheté.
Et, tant qu’à faire, j’ai relu le premier avant d’enchainer avec le second.

Et pfiou. Qu’en dire ?

Mio est une lycéenne très pauvre qui vit à coté d’une immense propriété appartenant aux bourges chez qui ses parents travaillaient. Elle vit avec son frère légèrement plus jeune qu’elle et travaille en plus de ses études pour payer l’hôpital à leur mère malade.

Un soir alors qu’elle rentre de son petit boulot épuisée et en suppliant mentalement le ciel de lui donner de l’argent, elle tombe nez à nez avec un homme qui lui balance un paquet de billets à la figure et lui annonce qu’il l’achète, que désormais elle lui appartient.
Oui, on devrait toujours prier sa bonne étoile. Ou pas. Tu vas comprendre pourquoi.

Le lendemain, le fils des bourges à coté de chez qui elle habite, et qui est évidement le prince du lycée, adulé de toutes et tous, débarque dans sa classe et la prévient que son père veut la voir. Supposant qu’il s’agit du loyer ou d’un boulot dont sa mère vient de lui parler elle rentre avec lui. A peine arrivé.e.s à la maison il la renverse sur un lit et tente de la violer.
Ambiance.
Et c’est là, déjà, que le manga se met à hésiter. Vu son expression alors qu’il lui suce tranquillement les seins, elle aime ça. Clairement. Mais elle l’envoi paitre, se relève et lui annonce fièrement qu’elle n’a rien à lui vendre et qu’il peut donc garder ce genre de choses pour les pouffes qu’il lève dans les bars.

Désir © MAX -  Ayane Ukyo

Ça partait plus ou moins bien, donc, non ?

Tout le premier tome va se dérouler à peu prés comme ça. Le « Prince » va coincer Mio dans tous les endroits imaginables; jardin, baignoire, cuisine, salon… et elle va à chaque fois le repousser malgré une expression sur le visage qui dit sans détour « Vas y, prend moi sauvagement. Je suis ta petite chose. »

J’avoue que j’avais oublié ce détail en achetant le tome 2, je me souvenais juste qu’elle l’envoyait sur les roses à chaque fois.

Du coup, quand le tome 2 s’ouvre sur un souvenir tout mignon choupi des deux protagonistes enfants, qui donc visiblement se connaissent depuis plus longtemps qu’on ne l’imaginait, et enchaine immédiatement sur une nouvelle tentative de viol sur Mio de la part cette fois d’un autre personnage, qui semblait pourtant sympa dans le premier tome, je n’étais plus vraiment sur d’avoir bien fait de l’acheter.

Et en effet, dans ce second volume la relation entre Mio et le Prince va évoluer bien plus rapidement que jusque là et cette petite idiote va découvrir qu’en fait elle est amoureuse de lui. Ça tombe comme ça, de nulle part, mais elle ne peux désormais plus vivre sans lui. Il continue à la déshabiller un peu trop souvent, alors qu’elle a clairement dit non, et elle continue à le repousser alors qu’elle ne souhaite bientôt plus que se le taper mais c’est un peu la logique nauséabonde de ce manga.

Et la pauvreté, elle est ou dans tout ça ?

On passera aussi sur le petit frère qui se prostitue mais qui refuse que sa grande sœur passe la nuit avec quelqu’un, non pas parce que ce type est dangereux mais bien parce que c’est une fille et que ça ne se fait pas. Ainsi que sur l’apprenti violeur de début de tome qui est ensuite traité comme un type sympa, rigoleur et bon pote, y compris avec Mio parce que « Ça va, c’était pour rire ».

On ne marche pas sur la tête, non. On se roule juste dans la merde.

Désir © MAX -  Ayane Ukyo

Sauf que le thème premier de ce manga est censé être la pauvreté extrême (qui donc pousse à faire/accepter des choses extrêmes ?) et ça ne transparait pas franchement. Alors oui, Mio vit dans une toute petite maison et au début du tome 1 on lui coupe l’électricité parce qu’elle n’a pas payé la facture mais… c’est à peu prés tout.
Si au moins elle acceptait les sévices que lui fait subir le prince en échange d’un bon paquet de fric parce que c’est ça ou se retrouver à la rue ça aurait un peu de sens. Ça serait méga lourd comme ambiance, on est d’accord, clairement pas le genre de bouquin à lire quand on se sent un peu bof, mais ça aurait un sens, on pourrait l’accepter.

Mais au lieu de ça elle en tombe amoureuse, merde !
Il la harcèle en permanence, il la rabaisse, il menace de la virer si elle se fait violer par le jardinier parce qu’elle n’a pas le droit de se laisser toucher par un autre, et cette conne, elle en tombe amoureuse !

Forcément, après ça tu ne t’attends pas à ce que je dise du bien des personnages.
Et tu as raison.

Iels sont inconsistant.e.s et ne répondent à aucune logique. Iels ne sont pas franchement attachant.e.s et on a rapidement envie de les jeter au fond d’un puits.

Les dessins sont malgré tout sympa quoi qu’ordinaire. Pas de plan foufou mais si on ne sait pas ce qu’on regarde on peut se laisser charmer.

Tu comprendras qu’il est plus qu’improbable que je chronique un jour la suite et la fin de ce manga. Peut-être réserve t-elle pourtant de bonnes surprises… mais j’en doute.

En résumé Un mois au Japon avec Hilde et Lou

Points résolument positifs : Dans le tome 1 elle le repousse, le craint et le méprise à chaque fois qu’il tente quelque chose. Même si, finalement, elle prenait juste de l’élan pour mieux sauter dans tous les travers du genre.
Point hélas négatif : L’apologie du viol, le traitement dégueulasse de la psychologie des personnages, le fait d’être passé à coté d’un pitch qui aurait pu être tellement plus percutant.

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2 thoughts on “Désir © MAX – Ayane Ukyo

    1. Ça se pourrait, oui, mais si c’est ça c’est terriblement mal amené.
      Je crois que c’est surtout le fantasme débile du bad boy qui montre son amour en étant possessif, irrespectueux, violent et con.

      En fait, en cherchant des images pour illustrer l’article j’ai trouvé les autres tomes en lecture gratuite (et illégale, peut-être…). Je pourrais donc les lire pour avoir le fin mot de l’histoire. Mais je ne suis pas sur d’en avoir vraiment envie…

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