Dans un coin de ciel nocturne – Nojico Hayakawa

dans-un-coin-de-ciel-nocturne.-619338Titre : Dans un coin de ciel nocturne
One shot 
Autrice :  Nojico Hayakawa
Éditions :  Boy’s Love IDP
Collection : Hana
Nombre de pages : 280
Date de sortie : 1 juillet 2015
Prix : 8,95€
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Il en dit quoi le résumé ?

Hoshino est professeur à l’école primaire. Un jour, il retrouve Sudô, son sempai du club d’astronomie au lycée, d’un an plus vieux que lui, qu’il admirait profondément. Les deux hommes ne se sont pas vus depuis la remise des diplômes, onze ans auparavant, mais Hoshino découvre brutalement que l’un de ses élèves est le fils de Sudô. Les retrouvailles s’annoncent tendues, surtout quand Sudô lui déclare «j’aurais préféré ne plus jamais te revoir…»

Et moi, j’en pense quoi ?

Des fois on choisi un bouquin juste pour sa couverture, sans vraiment faire attention au résumé et en dépit du fait que, jusqu’à lors, on avait jamais été très emballé par les titres de sa maison d’édition.
Des fois on le regrette.

Mais d’autres fois on se rappelle que faire confiance à son instinct peut parfois se révéler fort payant.

Dans un coin de ciel nocturne a beau être estampillé pour public averti vous n’y trouverez pas, contrairement à la majorité du catalogue Boy’s Love IDP, de scène ouvertement pornographique, de relation à la morale douteuse où la notion de consentement semble n’être qu’une utopie sortie d’un mauvais film de SF, ni même de personnages arrogants, insupportable ou tellement niais qu’on a envie de les laisser s’étrangler dans leur draps couvert de foutre.

Non, on peut le dire, ma relation avec IDP n’avait pas vraiment bien commencé. Et mon coup de cœur pour ce titre, ou plutôt pour cette couverture, dans un premier temps, était ça plus surprenant.

L’histoire est celle de Hoshino, jeune professeur des écoles, qui se retrouve à avoir un élève bien difficile dans sa classe, Shota. Alors qu’il cherche à aider ce petit garçon qui a un peu trop tendance à se battre avec les autres gamins, Hoshino va rencontrer le père de celui ci, Sudô, et se rendre compte qu’il s’agit de son sempai du temps de lycée.
Une fois le choc de la découverte passé, ce qui va quand même lui prendre plusieurs pages, le professeur va se rappeler les sentiments qu’il nourrissait à l’égard de son ainé, quelques onze années plus tôt. Et très vite les occasions de rencontrer cet homme, qui n’est pas uniquement un parent d’élève mais qui n’est plus non plus son sempai, bien qu’il continue à l’appeler ainsi alors que l’intéressé lui demande de nombreuses fois d’arrêter, vont se multiplier. Et tout deux vont devoir faire des choix quant à ce qu’ils ont pu éprouver (ou non) à l’époque et ce qu‘ils éprouvent (ou pas) actuellement. Le tout sans oublier que Shota kun, plus qu’un simple enfant dans leur pattes est aussi une petite personne à part entière qui, du haut de ses 8 ans, accapare une grande partie de leur temps et de leurs pensées.

Voici donc un manga tout en longueur, qui prend son temps et d’où ressort une certaine sérénité, alors même que certaines cases ou certaines phrases sont on ne peut plus dures. Mais pas des longueurs énervantes et inutiles, non. Des longueurs justifiées, qui nous permettent de nous imprégner de l’histoire et des personnages. Des longueurs qui nous permettent de nous attacher et de comprendre la logique de chaque personnage individuellement.
Au fond, peut-on vraiment appeler ça des longueurs ou s’agit t-il juste d’un rythme qui, pour une fois, n’est pas effréné ?

La relation entre les protagonistes évolue tranquillement, doucement. Ce qui a pu être permit grâce à l’épaisseur du volume qui compte quand même 90 pages de plus que la majorité des mangas. La quasi absence d’intrigues secondaires (juste une ou deux directement liée à Shota) permet de rester concentré sur les sentiments que nourrissent les héros les uns pour les autres.

Le chara design n’a rien d’extraordinaire mais reste dans l’ensemble plutôt agréable à regarder. Certaines planches, plutôt d’exposition, sortant carrément du lot. Cela dit, jamais autant que la couverture, qui elle reste une des plus belle, si pas la plus belle, de cette maison d’édition.

Ici, contrairement à ce qu’on a déjà pu voir dans d’autres titres au thème semblable, l’enfant ne se contente pas de n’être qu’une pièce rapportée, un minuscule élément interférant ou renforçant dans la relation des adultes. Ici, Shota est au cœur même de l’histoire. C’est par lui que tout commence et il est présent tout au long du manga. Il est d’ailleurs responsable de nombreux retournements de situations et a une vraie personnalité.
En cela il est aussi important que Hoshino et Sudô. Ce qui est plutôt rare dans ce genre d’histoires.

Pour conclure je dirais que c’est une très bonne découverte. Bien que cette histoire d’amour ne soit pas vraiment novatrice elle se lit très bien et le personnage de Shota apporte un véritable plus qui permet de surclasser un peu ce manga par rapport aux autres traitant du même sujet.

La petite info sympa : Un spin-off du nom de Yoake ni Furu a vu le jour. Il semble se concentrer sur la vie de Shota quelques années après les événements relatés dans ce manga-ci et de superbes illustrations aussi colorées que celles présentées ici ont été dévoilées. Avec un peu de chance il sera bientôt traduit en français également.

En résumé :
Points positifs :
Une couverture superbe. Une histoire simple mais mignonne.
Points négatifs : Le spin-off me fait très envie mais aucune info quand à son éventuelle traduction ne m’est, pour l’instant, parvenue.

Lu dans le cadre du défi lecture 2016. Catégorie 50 : Un livre choisi juste pour le titre sans regarder ni le résumé ni l’auteur.

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5 thoughts on “Dans un coin de ciel nocturne – Nojico Hayakawa

  1. Rhaaa comment ça fait envie quand tu le racontes ! Je suis pas sûre que ma grande (la fan de mangas de la famille) soit attirée par ce genre d’histoire mais j’aimerais bien lui faire dévouvrir…
  2. Franchement tu peux y aller. La mention « pour public averti » est totalement déplacée, si ça avait été une histoire hétéro elle n’aurait jamais été apposée.
    Par contre ça dépend vraiment de ce qu’elle lit à la base, si elle est plus portée Naruto, One Piece, etc, pas sur que ça lui parle. Je prête énormément de mangas à ma nièce mais celui là je ne l’ai pas encore fait parce que je pense qu’elle va me le rendre en me disant que c’est nul ^^

Quelque chose à ajouter ? Fais le ici.