Ce que j’ai à te dire… – Jung Ji Hoon

Ce que j'ai à te direTitre : Ce que j’ai à te dire…
One shot
Auteur : Jung Ji-Hoon
Édition : Kwari
Nombre de pages : 288
Date de sortie :  1 juillet 2012
Prix neuf : ?
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Il en dit quoi le résumé ?

Kayeon perd ses parents lors d’un voyage familial. Grièvement brûlée, son visage est complètement défiguré. Un homme apparaît dans la vie de recluse qu’elle mène depuis. Il a déjà un garçon. Peu importe…
(N’allez surtout pas lire le reste du résumé sur Amazon, il raconte toute l’histoire).

Et moi, j’en pense quoi ?

Encore un livre choisit pour sa couverture et ses jolis dessins.

Et encore une histoire a éviter si vous êtes en dépression.

Des les premières pages nous sommes prévenus. Nous n’avons pas à faire ici à une histoire feel good. L’héroïne est victime d’un accident de voiture peu de temps avant de se marier. Elle y perd ses deux parents et en reste défigurée. Peu de temps après, son fiancé la largue et c’est seule qu’elle va devoir faire face à ce qui l’attend.

Kayeon est un personnage qui va vite se révéler adorable et à qui la vie ne veut visiblement plus sourire. Dés le départ on se sent mal pour elle, on a envie de hurler contre les gens qui lui font du mal. On ressent ses émotions avec force et les dessins et la mise en page n’y sont pas pour rien.

Un dessin et des couleurs qui s’adaptent aux sentiments

Dans toute la première partie le noir et blanc sont de mise. Toute joie, tout espoir ayant quitté les lieux. Puis, petit à petit, par petites touches d’abord et plus grosses ensuite, nous voyons la couleur reparaitre alors que la vie semble vouloir lui offrir une seconde chance.

Cette alternance couleur/ noir et blanc qui rythmera tout le récit nous plongera au cœur des émotions des protagonistes. C’est sans difficulté que nous serons emportés par le tourbillon de la vie insufflé par l’autrice.

Le dessin n’est pas en reste. S’il est clair et soigné quand tout va bien nous voyons apparaitre distorsions et impressions d’enfermement, de trop plein ou de confinement lors des moments les plus sombre. Nous laissant ressentir tout le mal être des personnages. Nous invitant même pour une incursion dans leur cerveaux tantôt dérangés tantôt ravagés.

Ce que j'ai à te dire

Pour certaines raisons ce ne sera plus la même héroïne que nous suivrons dans la seconde partie du livre. Au début on en ressent une énorme frustration et nos repères sont un peu embrouillés mais très rapidement nous nous attachons à cette nouvelle héroïne, légèrement handicapée elle aussi.

Son histoire est moins sombre malgré un début dramatique et cette fois nous prenons plaisir à voir que ce sera elle qui insufflera la couleur dans la vie des gens qu’elle croisera.

Malgré tout, jusqu’à la dernière page on craindra une planche  finale en noir (surtout) et blanc.
A tort ou à raison ? Ce sera à vous de voir.

Je pense qu’on peut qualifier ce livre de coup de cœur, donc allez y sans hésitations.

En résumé :

Les points résolument positifs : Une mise en page particulière, une véritable implication du trait pour raconter l’histoire. Il est impossible de ne rien ressentir face à ce récit.
Les points qui le sont hélas moins : Même les méchants ont un passé. C’est une bonne chose de donner des pistes sur certains agissements mais il ne faudrait pas que ça rende certains actes excusables.

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3 thoughts on “Ce que j’ai à te dire… – Jung Ji Hoon

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