Carmilla – Joseph Sheridan Le Fanu

Carmilla - Joseph Sheridan Le FanuTitre : Carmilla
Roman
Thèmes : 
vampire – amour
Auteur : Joseph Sheridan le Fanu
Édition : Le livre de poche
Collection : Libretti
Nombre de pages : 124
Date de sortie de la présente édition :  25 aout 2004
Date de publication originale : 1872
Prix : 2€
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Il en dit quoi le résumé ?

Dans un château de la lointaine Styrie, au début du XIXe siècle, vit une jeune fille solitaire et maladive.
Lorsque surgit d’un attelage accidenté près du vieux pont gothique la silhouette ravissante de Carmilla, une vie nouvelle commence pour l’héroïne. Une étrange maladie se répand dans la région, tandis qu’une inquiétante torpeur s’empare de celle qui bientôt ne peut plus résister à la séduction de Carmilla… Un amour ineffable grandit entre les deux créatures, la prédatrice et sa proie, associées à tout jamais  » par la plus bizarre maladie qui eût affligé un être humain « . Métaphore implacable de l’amour interdit, Carmilla envoûte jusqu’à la dernière ligne… jusqu’à la dernière goutte de sang !

Et moi, j’en pense quoi ?

Si tu me connais un peu tu sais que les histoires de vampires c’est pas spécialement ma came. Malgré tout, Dracula est dans ma pal de cette année et j’ai décidé que j’essayerais de l’aborder de la meilleure façon possible. Donc, quand j’ai appris que ce court roman était l’une des inspirations de Bram Stocker pour faire sortir de la tombe le vampire le plus célèbre d’entre tous, j’ai, tout naturellement, eu envie de commencer par celui ci.
Et non, le fait qu’une des plus vieilles histoires de vampire nous étant parvenues traite d’un amour lesbien n’a absolument pas pesé dans la balance..

J’avais peur de m’attaquer à une écriture très  vieillotte et la préface écrite par François Rivière me faisait un peu craindre le pire mais en fait pas du tout.

Nous sommes dans un château du XIX e siècle du lointain pays de Styrie et, à travers les notes de la jeune fille habitant les lieux avec son père, nous découvrons comment une jeune femme du nom de Carmilla s’est retrouvée à être leur invitée pour quelques mois et comment cette dernière, par ses manières et sa beauté, est parvenue à séduire la jeune châtelaine. Dans un but réellement innocent ? Rien n’est moins sur.

La jeune femme, visiblement libérée de l’emprise du monstre aux traits délicats puisqu’elle écrit cette lettre plusieurs années plus tard, se souvient pour un correspondant dont nous ne savons rien, de ce qui lui est arrivé cette année là. On découvre les attaques rapides contre les jeunes filles du peuple, la peur et les superstitions des paysan.ne.s, le lent déclin de notre interlocutrice et les doutes qui tardent à poindre, tant la réalité semble inconcevable.

Pas parfait mais très intéressant.

J’ai trouvé que le récit mettait un peu trop de temps à démarrer. Beaucoup de choses nous sont racontées avant l’arrivée de Carmilla et le style est parfois un peu lourd, certaines scènes s’éternisant sans réel intérêt. Mais dés l’arrivée de la jolie vampire le récit s’intensifie et le romantisme exacerbé de Laura trouve toute sa puissance et son attrait.

Ici les vampires ne craignent pas le soleil, et iels ne brillent pas non plus, leur façon de naitre est surprenante (un poil mal expliquée aussi ? Ou alors je n’aurais pas du lire ça avant d’aller dormir ?), leur beauté sans pareil et leurs crocs acérés.
Clairement, cette vision romantisée du vampire a inspiré nombre d’auteur.e.s, jusqu’à aujourd’hui, encore.

Une des choses que j’ai particulièrement aimée, est que jusqu’au bout je n’ai pas réussi me décider; Carmilla était-elle véritablement amoureuse de Laura ou jouait-elle la comédie pour endormir sa méfiance ?

En résumé

Point résolument positif : Le simple fait qu’une telle histoire ait pu être écrite fin 1800.
Point hélas négatif : Quelques longueurs.

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