Buffalo Belle – Olivier Douzou

Buffalo Belle - Olivier DouzouTitre : Buffalo Belle
Album
Thèmes : 
identité de genre – différence
Auteur : Olivier Douzou
Édition : Rouergue albums
Nombre de pages : 48
Date de sortie :  2 mars 2016
Prix : 12€
Acheter Buffalo Belle sur Amazon.
Dés 4 ans d’après l’éditeur. Un peu plus d’après moi.

Il en dit quoi le résumé ?

Petite, Annabelle préfère les jeux de cowboys à la dinette,
elle se fait appeler Buffalo Belle.
Dans ses mots elle inverse les il et les elle.

Pas vraiment une demoisil modèle, Annabil.

Et moi, j’en pense quoi ?

Avec cet album on n’est vraiment pas passé loin du coup de cœur.
Et contrairement à beaucoup de mes coups de cœur ce ne sont pas les dessins qui m’ont d’abord plus ici, ni leur parfaite concordance avec le texte. Non, la chose marquante, cil qui m’a le plus plu, c’est le texte. Presque un poème en fait. Un habelle jeux de mots ou toutes les terminaisons en il et elle sont inversées.

Un texte fort, qui joue sur les rimes et sur la confusion. Celle là même que ressent Annabil, la rebil.
Et puis il y a le message, fort actuil, d’un.e enfant versatelle qui se cherche et se trouve en grandissant, tout simplement.

Buffalo Belle - Olivier Douzou Buffalo Belle - Olivier Douzou Buffalo Belle - Olivier Douzou

Un dessin grossier, parfois à peine esquissé.  

Clairement, et tristement, ce qui m’a le moins plu ce sont les dessins. Ils ont beau être loués par de nombreuses critiques ils ne sont pas parvenus à m’emporter. Il y en a malgré tout deux ou trois que j’ai trouvé fort intéressants mais dans leur grosse majorité je ne les ai pas aimé du tout, les trouvant laids et par bien des aspects trop simplistes.

On me dira que je ne comprends rien à l’art et je répondrais que c’est peut-être vrai. Mais j’aurais préféré qu’un texte de cette qualité aie été mis en valeur par un dessin au moins aussi impactant.

L’idée de simples traits noirs griffonnés sur fond blanc ne me dérange absolument pas et le portait, la couverture ou encore le dessin avec la chaise fonctionnent très bien d’après moi. Mais je ne peux m’empêcher de trouver certains autres, ressemblant parfois à de simples croquis non terminés, très décevants.

Je n’aurais pas trouvé dérangeant qu’ils soient tous comme celui de la couverture. Juste du noir, du blanc et surtout beaucoup de vide. Même les taches de fusains non supprimées lors de la numérisation sont là pour donner un coté un peu brute à l’ensemble et ne sont pas dérangeantes. Ça aurait fait sens et ça aurait été esthétique. Mais là non, je n’ai pas accroché du tout.

On pourrait pourtant arguer que ce coté brouillon, non terminé, sied à merveille aux impressions confuses d’Annabil. Que ça conceptualise une impression floue de soi même telle que la ressent Buffalo Belle. Et au fond je suis presque d’accord. Mais ça ne change rien au fait que je n’accroche pas.

Je suis ce que je suis, je serai ce que je veux.

De fait, pas de coup de cœur ici, pas pour l’ensemble. Mais cet album n’en reste pas moins intéressant et il ne faut pas hésiter à le lire, que l’on ai 14 ou 40 ans.
Après, si on veut le faire lire à des enfants il va vraiment falloir en discuter avec eux par après parce qu’il y a énormément de choses qui vont leur échapper.

Je voudrais aussi revenir rapidement sur ce qui me semble être une erreur qui revient souvent dans les critiques que j’ai pu lire au sujet de cet album. Beaucoup semble y voir un livre sur l’identité sexuelle or il n’est ici question pour moi que d’identité de genre, ce qui n’est radicalement pas la même chose. Après je peux très bien me tromper mais pour moi il n’est nulle part question d’identité ou d’orientation sexuelle dans ces pages. Juste d’un.e enfant qui se cherche parmi les représentations sexuées que certain.e.s adultes veulent imposer à n’importe quel choix, actions ou décisions.
Je comprends que la nuance puisse sembler abstraite quand on est étranger.e au concept mais se retrouve t’on vraiment avec ce genre de livres dans les mains quand on ne s’intéresse pas au sujet ? La question reste ouverte.

Buffalo Belle - Olivier Douzou

 

En résumé

Points résolument positifs : L’idée de base, la poésie des mots.
Point hélas négatif : Certains dessins.

Enregistrer

Enregistrer

5 thoughts on “Buffalo Belle – Olivier Douzou

  1. Je ne sais pas comment sont les autres dessins mais ceux que tu as mis me plaisent bien. Pour le texte par contre, je pense que cela ne me correspond pas, ça serait, je pense, trop difficile à lire pour moi. Je lis de manière « globale », un peu comme en musique, une ou deux mesures à la fois. Comme j’ai l’habitude de lire un ou plusieurs mots en même temps, s’il faut que je décode le « il » « elle » toutes les deux lignes, je risque de trouver ça très fastidieux.
    Sinon, d’après ce que tu nous en dis je suis d’accord avec toi pour dire qu’il est ici question d’identité bien plus que de préférence sexuelle. Inverser les « il » « elle » prend tout son sens dans ce contexte.
    1. Tout un roman écrit ainsi je suis d’accord, ce serait assez pénible à lire, mais comme il s’agit ici d’un album il n’y a que quelques lignes par pages, ça s’apparente presque à de la poésie.
      Après, tout le monde ne peut pas aimer, c’est sur.

      Pour ce qui est dessins j’ai mis tout ceux que j’aimais bien en fait. Du coup, ceux que je n’aime pas parmi ma sélection sont l’espèce de crane chauve et celui à coté avec la coupe playmobil.

      1. Ah ok ! Le crane chauve est pas terrible, j’avoue. Celui qui a la coupe playmobil j’aime bien par contre, C’est sa manière de regarder le ciel, on sent comme une confiance, une sérénité…

Quelque chose à ajouter ? Fais le ici.