Bride Stories tome 8 – Kaoru Mori

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Bride Stories tome 8 PariyaTitre : Bride Stories
Tome 8
Manga – seinen
Genres :
historique – tranches de vie – romance
Nombre de volumes vf : 8 (en cours)
Nombre de volumes vo : 8 (en cours)
Autrice : Kaoru Mori
Édition : Ki-oon
Nombre de pages : 191
Date de sortie :  8 septembre 2016
Prix : 7,65€
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Il en dit quoi le résumé ?

Bien décidés à mettre la main sur de nouveaux pâturages, les Hargal s’allient aux Berdan, des parents éloignés, pour raser le village des Eyhon et récupérer les terres nécessaires à leur survie.
Grâce à l’artillerie fournie par les Russes, ainsi qu’à l’effet de surprise, ils espèrent une victoire facile… Mais rien ne se passe comme prévu : trahi par ses récents alliés, le père d’Amir est tué juste après la débâcle !
Pendant ce temps, Smith, qui ignore tout de ces événements dramatiques, continue son périple
sur les routes de Perse…
(résumé en retard sur la série… Ça c’est ce qu’il s’est passé das le précédent tome)

Bride Stories tome 8 Pariya

Et moi, j’en pense quoi ?

Dans ce tome on conclu l’histoire d’Anis et de Shirin, les deux sœurs conjointes. Leur histoire est belle et empreinte d’une douceur extraordinaire.
Anis en exaspérera certain.e.s, et moi même je ne sais que penser de certaines choses en rapport avec le tome 7 qui me semblent un peu trop embellies et irréelles. Mais ce personnage, malgré sa douce naïveté, m’inspire beaucoup de bienveillance.

Ensuite nous retournons dans le village d’Amir qui a subit de gros dégâts après la bataille que ses habitant.e.s ont du livrer dans le tome précédent.
Dans ce combat de nombreuses maisons ont été endommagées dont celle des parents de Pariya. Et parmi les objets détruits se trouve la majorité des broderies que la jeune fille a du faire en vue de son mariage. Elle se voit donc contrainte de toutes les refaire. Travail qui pourrait bien lui prendre plusieurs années vu la masse de broderies demandée. Or, Pariya s’inquiète de voir son fiancé changer d’avis si on lui demande d’attendre encore un an ou deux avant de pouvoir se marier.

Bride Stories tome 8 Pariya

 

Pariya à l’honneur

Dans ce tome on se focalisera essentiellement sur la jeune fille et son travail de galérien sur ses fichues broderies. On suivra aussi un peu les autres villageois dans la reconstruction du village.
On aura l’occasion de découvrir Pariya bien plus que dans les tomes précédents et on ne pourra faire autrement que la trouver adorable. Elle qui est pleine de doutes, maladroite dans ses interactions, enthousiaste pour les travaux auxquels elle n’est pas censée s’intéresser et lasse de devoir se conformer à ce qu’on attend des femmes dans la société où elle vit. Il sera bien plus simple de s’identifier à elle qu’aux autres personnages. En particulier Amir qui est toujours si parfaite. (Bien qu’Amir reste un personnage extrêmement attachant aussi).

Au niveau des dessins on continuera à se pâmer devant comme on le fait depuis 8 tomes. Cette série est une des plus jolies que je suis actuellement. Ce foisonnement dans les détails, toutes ces expressions qui passent dans les regards, les milliers de choses qu’il y a a regarder…

Bride Stories tome 8 Anis et Shirin

Si j’avais une chose à critiquer

Ce manga continue de me passionner et pourtant je ne peux m’empêcher de regretter encore et encore, de tome en tome, que toutes ces choses absurdes qui sont demandées aux jeunes filles ne soient jamais remises en question par l’autrice.
Vu le caractère de Pariya, qui est mon personnage préféré si vous ne l’aviez pas encore compris, je l’aurais tellement vue envoyer valser les conventions et refuser de refaire toutes ces stupides broderies qu’elle déteste. Mais au lieu de ça elle fini par s’appliquer et s’améliorer. Et elle craint encore et toujours que son caractère ne lui cause des problèmes avec son futur mari.

Cela m’ennuie profondément et c’est pour cela que je ne peux donner la note maximal à ce titre alors que pourtant je le trouve excellent.

En résumé

Les points résolument positifs : Encore et toujours les dessins, la variété de caractères parmi les personnages et les histoires racontées.
Les points qui le sont hélas moins : Le propos « anti-féministe ». Même s’il n’est pas amené comme ça et qu’il est clair qu’il ne s’agit pas d’une volonté de l’autrice je ne vois pas comment le caractériser autrement.

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11 thoughts on “Bride Stories tome 8 – Kaoru Mori

  1. Si l’auteure souhaite rendre compte d’une époque c’est normal que ses personnages se conforment aux attitudes des gens vivant à cette période et en ce lieu.
    1. Moui, probablement. Mais vu qu’il s’agit d’une œuvre de fiction rien n’empêche de montrer, ne serait ce qu’en sous titre, que ça pue comme tradition.
      Surtout que c’était vraiment pas mal parti. Que ce soit avec le personnage central de ce tome, Pariya, qui est réfractaire aux travaux de broderies mais qui aime la poterie, comme son père, ou faire d’autres travaux plus physique.

      Et puis les persos des autres tomes sont aussi vachement intéressants. Amir (sur le premier dessin, avec le garçon musicien) est très débrouillarde, elle sait chasser alors que son mari non, elle sait faire plein de choses même des boulots « d’homme ».
      Il y a quelques tomes on a aussi eu d’autres persos non conventionnels, comme des jumelles casses cou et astucieuses, etc.

      Non, vraiment, ce manga regorge de figures féminines différentes et intéressantes malgré l’époque et leur place dans la société. C’est pour ça que le coup des broderies qu’il faut impérativement refaire pour laisser l’héroïne se marier et, pire, le fait qu’elle finisse par être fière du boulot accompli et presque motivée à en faire encore plus me dérange. Elle pourrait tout envoyer péter.
      Surtout que le fiancé à l’air d’avoir du potentiel aussi, il doit y avoir moyen de lui faire accepter un compromis de deux-trois broderies au lieu des 2-300 demandées.

      1. L’idée est peut-être de montrer que tout en s’attachant à suivre les traditions elles n’en ont pas moins de grandes qualités quelles exploitent. Peut-être bien que si elle envoyait tout péter ce serait le signe (à cette époque et dans ce lieu) qu’elle n’aura pas la patience et le dévouement nécessaire pour s’occuper de ses enfants et de sa famille dans les moments difficiles. Il est tout aussi possible que les hommes aient eu aussi des épreuves similaires qui n’ont pas encore été décrites puisque les personnages principaux semblent être des femmes.
        Si je te dis ça c’est parce que ça me fait penser à la pratique des arts martiaux où tu fais et tu refais les mouvements, surtout ceux que tu n’aimes pas et que tu as du mal à faire. Cela a un but, et ce n’est pas de te brimer, c’est d’assouplir ton corps et ton esprit. Au final, en t’astreignant à une discipline, qui peut paraître rébarbative vue de l’extérieur, tu acquiers une grande maîtrise et cela te libère puisque tu ne subis plus, que tu contrôles.
        Désolée pour le pavé, mais le coup des broderies ça me fait trop penser à certains mouvements que je m’astreins à faire chaque jour, ceux que j’ai le plus de difficulté à faire, qui me font un peu mal, qui sont désagréables. Avec la pratique, petit à petit les difficultés tombent et les mouvements ne sont plus désagréables.
        La broderie a sans doute un autre but que le simple fait de broder…
        1. C’est joli ce que tu dis, en plus d’être plein de bon sens, et je crois que j’arrive à peut près à comprendre ce que tu veux dire même si j’ai beaucoup de mal à imaginer à quoi pourrait bien servir les broderies d’autre qu’à décorer.

          En y réfléchissant tu dois être dans le juste avec le coup de la patience pour les enfants, la famille et tout ça. Mais je ne peux m’empêcher de penser que c’est une merveilleuse perte de temps et d’énergie. Surtout le fait de les lui faire recommencer parce que les premières sont parties en fumée. Tout le monde en possède des tonnes vu que les femmes en font toute leur vie durant, elles auraient pu toutes lui en donner quelques unes et la laisser se marier.

          Je crois que j’empathise beaucoup trop pour une histoire fictive en fait 😉

          1. Je comprends ce que tu veux dire mais montrer qu’elle est à la hauteur de la tâche donnée même dans le mauvais sort est une sorte de grandeur. Je pense que c’est pour ça qu’elle est fière d’elle. Elle a accompli sa tâche (pour le bien commun puisque c’est une tradition) même si elle la pense inutile. Je ne sais plus qui dit que ce qui compte ce n’est pas la destination mais le chemin.
            Enfin, on en découvrira peut-être plus dans les prochains tomes.
            1. Oui, c’est très probablement ça, même si ce n’est pas une morale qui me parle beaucoup.

              Et oui, le prochain tome devrait au moins en partie tourner autour d’elle je pense, parce que son histoire n’est pas du tout terminée.
              Qui vivra verra 😉

              Et puis bon, ce point ne m’empêche pas du tout d’apprécier ce manga, je saute toujours dessus à chaque sortie.
              Aussi, il y a déjà eu des détails de ce genre qui m’ont déplus dans d’autres tomes et en les relisant après quelques mois je trouvais qu’ils passaient mieux.
              Même si j’ai encore du mal à comprendre certains aspects de la psychologie de certains personnages, même après plusieurs lectures. Mais je pense que le problème vient plus de moi que de l’autrice vu que ça me le fait aussi beaucoup IRL 😉
              Je ne peux juste pas me mettre dans les pompes de certains types de personnes. Même en faisant des efforts (pour peu que j’ai envie d’en faire, parce que certain.e.s ne m’en donne pas envie non plus) c’est juste impossible pour moi de comprendre comment iels fonctionnent. C’est pareil pour tout le monde, je suppose.

              Puis la façon dont on ressent les choses dépend fortement de notre état d’esprit sur le moment, ça me barbouillera peut-être moins dans quelques mois. Il y a des critiques que j’ai écrites et avec lesquelles je ne suis plus du tout d’accord… Ça serait peut-être amusant que je les confronte à mon avis d’aujourd’hui, tiens… Je vais y réfléchir 😉

              1. C’est une bonne idée ça ! Et puis ça montrerait bien qu’une lecture est subjective, que la personne mais aussi son état d’esprit du moment influencent considérablement la compréhension du texte.
  2. Ah oui, ça m’a agacée aussi ce truc des broderies. J’aimais beaucoup Pariya jusque là parce qu’elle en avait rien à péter des traditions et la voir s’atteler à 300 broderies, bof quoi …

    A la limite, elle aurait fait son sac à peigne, mamie lui dit qu’il est beau, et puis stop. Surtout que son fiancé a pas l’air super à cheval sur les traditions non plus et je suis sûre qu’ils préféreraient se marier plutôt que d’avoir l’air de deux boulets.

    1. Aaah! Merci ! Ça me fait tellement plaisir de trouver quelqu’un qui est d’accord avec moi ! Tout le monde semble avoir adoré ce tome dans son entièreté, je n’avais vu personne se plaindre des broderies et je me demandais si je ne faisait pas une montagne d’une connerie.

      Je m’attendais aussi à ce qu’elle lâche l’affaire après avoir fini son étui, du coup voir qu’il s’est passé l’exact contraire c’était un peu décevant… Mais tout peut encore se jouer dans le prochain tome. Gardons espoir !

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