Back Street Girls tome 1 – Jasmine Gyuh

Back Street Girls tome 1 - Jasmine GyuhTitre : Back Street Girls
Tome 1
Manga
Pays d’origine :
Japon
Thèmes : 
yakuzas – idols – humour absurde
Nombre de volumes vf :
2 (en cours. Tome 3 prévu fin novembre)
Nombre de volumes vo :
7 (en cours)
Autrice : Jasmine Gyuh
Édition : Soleil
Collection : Seinen
Nombre de pages : 160
Date de sortie :  24 mai 2017
Prix : 7,99€
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Il en dit quoi le résumé ?

Pour les punir d’une faute, un chef yakuza décide de forcer trois de ses hommes à devenir un groupe d’idols. Kentarô, Ryô et Kazu vont alors devenir Chika, Mari et Airi, les Gokudolls ! Et même s’ils ressemblent dorénavant à des jeunes filles en fleurs, leurs âmes seront toujours celles de yakuzas, les hommes parmi les hommes, voués au gokudô ! Ou peut-être pas !?!… Faites du bruit pour les Gokudolls, le plus viril des groupes d’idols !

Et moi, j’en pense quoi ?

Kentarô, Ryô et Kazu sont yakuzas ou du moins l’étaient. Car après avoir commis une faute grave (dont on ne sait rien au départ) ils vont se voir offrir un choix extrême par leur chef; vendre leurs organes (enfin, les offrir au boss qui se chargera, lui, de les vendre), se voir couper les jambes (parce que la faute est tellement grave qu’un ou même dix doigts n’y suffiront pas) ou partir en Thaïlande quelque temps pour se faire opérer et revenir sous les traits de trois idols prêtes à conquérir toutes les scènes du Japon.

Comme tu l’auras deviné, ils vont forcément choisir cette dernière option, un manga traitant de culs de jatte ou de yakuzas sans doigts et sans organes internes relevant d’un potentiel comique moindre.

Nous allons donc découvrir le nouveau quotidien des ex-yakuzas, désormais Chika, Mari et Airi. Toujours persécutés par leur boss, devenu leur manager, ils vont devoir supporter les rencontres avec leurs fans parfois dérangés, le couvre-feu imposé par un chef qui fantasme un peu trop le côté « jeunes filles parfaites » des idols, le regard lubrique de leur ex-subalternes, les affrontements avec les autres groupes d’idols, le nouveau manager lanceur de stars mais plus encore les changements imperceptibles dans leurs propres comportements, conséquences directes du lavage de cerveaux de l’entrainement qu’ils ont reçu après leur opération.

Back Street Girls tome 1 - Jasmine Gyuh

Ça manque d’un fil conducteur.

Évidemment il n’y a ici aucune envie ou intention de créer une histoire réaliste mais bien une bonne grosse série humoristique bien what the fuck.
Et en ce sens c’est plutôt réussi. Enfin, à peu près.

Parmi les problèmes principaux de ce titre je dirais qu’il nous manque un peu d’avant-propos. Le fait d’ignorer quelle est la faute commise par les yakuzas n’est pas bien grave en soi mais nous n’avons que 4 pages d’introduction où ils nous sont présentés sous leur identité de départ (donc Kentarô, Ryô et Kazu). Les ressemblances entre leur eux passé et présent sont quasi inexistantes. Tout au long de ce premier volume on revient pourtant régulièrement sur ce qu’ils étaient avant et comme il faut un bon moment avant d’associer  Ryô à Mari, Kazu à Chika et Kentarô à Airi on doit en permanence revenir au début pour se rappeler de leur tête, surtout lors des quelques flashbacks.

À part ça, les chapitres sont courts, ce qui permet d’avoir déjà beaucoup de situations différentes dans un seul tome mais qui a pour inconvénient de casser un peu le rythme. Les gags sont essentiellement centrés sur la difficulté qu’ils ont à se faire passer pour de douces et gentilles idols alors qu’au fond d’eux ils veulent simplement boire de l’alcool fort, jouer aux cartes et utiliser leurs poings fermés autrement que pour les balancer près de leurs jolis minois en chantant « Pyon Pyon Love Love ».

Back Street Girls tome 1 - Jasmine Gyuh

À voir où l’histoire nous emmènera.

Bien qu’un axe narratif commence à se dessiner pour chacun vers la fin du volume il n’est encore que très légèrement esquissé et c’est peut-être ce qui manque le plus à ce premier tome; un fil conducteur. Car si l’on suit l’évolution de leur carrière, avec de régulières superpositions des difficultés rencontrées dans les deux univers, on se demande un peu où tout cela nous mène.

Au niveau du dessin on est très loin du style shojo qui semblerait convenir aux idols. Bien que les Gokudolls soient toujours représentées de façon plus mignonne que tout le reste il transparait toujours, que ce soit dans leur regard, leur langage corporel ou leur aura, quelque chose du yakuza qu’elles étaient. Ce qui, du coup, est plutôt réussi.

Les plans sont quant à eux assez traditionnels et manquent parfois un peu de mouvement et d’audace. Mais il s’agit là de la première œuvre de la mangaka, gageons que ça devrait s’améliorer dans les prochains tomes.

En définitive c’est pas trop mal, les gags peuvent faire sourire et le titre ne se prend pas du tout au sérieux. Ça manque cela dit un peu de punch et d’enjeux, surtout pour un premier tome dont la fonction est quand même de donner envie d’aller plus loin. En l’état actuel c’est donc sympa sans plus. A voir comment l’histoire évolue dans les tomes suivants.

En résuméChallenge BD 2017

Points résolument positifs : étrange et déjanté,.
Point hélas négatif : le manque d’enjeux et de fil conducteur.

 

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