Arsène Lupin. Le diadème de la Princesse de Lamballe – Takashi Morita

Titre : Arsène Lupin. Le diadème de la Princesse de Lamballe
Tome 1 
Série en cours (3 tomes sortit actuellement)
Auteur :  Takashi Morita
Éditions : Kurokawa
Nbre de pages : 256 
Date de sortie :  12 novembre 2015

Il en dit quoi le résumé ? 
Cette histoire se déroule en pleine Belle Époque, nom correspondant à la période du début du XXe siècle en France. Les populations d’alors se passionnaient pour les très ingénieuses méthodes d’un voleur de génie … Arsène Lupin.

Et moi, j’en pense quoi ? Je crois que j’ai un problème avec le personnage d’Arsène Lupin.
Il m’était déjà apparu comme très antipathique dans Lupin contre Herlock Sholmés, lu l’année dernière ou celle d’avant, et cette fois encore je me suis vue à plusieurs reprises espérer que Ganimard réussisse à le mettre sous les verrous.
Néanmoins, contrairement au roman, cette adaptation m’a laissé un sentiment un peu plus mitigé.
Alors, certes, Lupin apparait comme un personnage égocentrique, imbu de sa personne et égoïste pendant, on va dire, une bonne moitié de tome mais ce qui le sauve c’est la façon dont il est décrit dans la seconde moitié.

Mais avant d’y venir revoyons un instant le résumé.
Nous sommes tout d’abord introduit dans le château de Charmerace appartenant aux Gournay-Martin, une famille de nouveaux riches, et dont la fille, Germaine, est sur le point d’épouser le duc de Charmerace tout juste rentré d’un voyage de 7 ans à l’étranger.
Cette famille, qui a déjà fait les frais d’une rencontre avec Lupin il y a quelques années, se voit à nouveau annoncer la venue du gentleman cambrioleur qui en a cette fois après un diadème à l’histoire mouvementée.
S’en suivra une course contre le bandit pour mettre le précieux bijoux à l’abri et un déploiement policier aussi important que le permet la réputation du cambrioleur.

Sauf que je dois être irrémédiablement du coté de la justice car j’ai frémi lorsque l’inspecteur Ganimard comprend qu’il est en présence d’Arsène Lupin et j’ai trouvé passionnante la joute verbale à laquelle ils se sont livrés alors que tout deux étaient pratiquement certains que l’inspecteur avait enfin compris la supercherie.

Comme on s’en doute, sinon il n’y aurait pas de tome 2, Lupin s’en sort, et dans un premier temps je n’ai pas pu m’empêcher d’être frustrée par cette sortie. Or c’est précisément à cet instant qu’une chose inattendue s’est produite. Le Lupin froid, désagréable et calculateur a laissé place, l’espace d’un instant, à un personnage plus profond, avec ses faiblesses et un passé à potentiel. Alors que je pestais contre le fait qu’il s’en soit sorti indemne j’ai finalement souri lors de sa fuite.

Alors bien sur ce qui est énervant avec ce personnage c’est qu‘il a toujours un coup d’avance sans qu’on ne sache trop comment, qu’il est entouré de portes dérobées et qu’il soit capable de se grimer en n’importe qui en 4 secondes et demi. Mais tout ces défauts sont a imputer à son créateur, Maurice Leblanc, et non au magaka qui signe ici l’adaptation, Takashi Morita.

Aussi d’accord, Lupin vole aux riches, ce qui n’est pas encore trop grave, mais en aucun cas il ne redistribue aux pauvres. Ce n’est pas un Robin des Bois mais un opportuniste et la façon dont il est représenté ne laisse pas a penser qu’il est meilleur que les gens qui vole puisqu’il apparait comme aussi égoïste et orgueilleux qu’eux.
C’est un personnage qui, pour ce que j’en sais, manque de profondeur et pour lequel il est difficile d’avoir de la sympathie, d’où la grosse réussite de ce manga qui y parvient tout de même sur la fin.

Le tome 2 doit retracer précisément l’aventure qui m’a fait détester ce personnage, Arsène lupin contre Herlock Sholmés, du coup je ne sais vraiment pas si je la lirais. Surtout qu’elle se déroule avant celui ci et que le risque d’y retrouver un Lupin qui a perdu ses quelques cotés agréables est grand.

Coté dessin le manga est sympathique sans non plus être exceptionnel. Les personnages sont expressifs et c’est au fond tout ce qu’on leur demande.

En résumé :
Point positifs :
Montre une autre facette de Lupin. Laisse entrevoir la possibilité qu’il ne soit pas qu’un égoïste égocentrique.
Points négatifs :
La façon qu’a Lupin de s’en sortir et qui ne repose jamais sur rien.

6 thoughts on “Arsène Lupin. Le diadème de la Princesse de Lamballe – Takashi Morita

  1. Han ! Mais comment c’est possible, Lupin, Lupin quoi ! Tu devrais lire les livres de Maurice Leblanc, là tu t’apercevrais que ce n’est pas un égoïste, certes il ne rend pas aux pauvres mais sans être un justicier c’est bien plus qu’un amasseur de richesse, il a besoin de jouer et d’avoir le contrôle mais les raisons ne sont pas si triviales que ça J’ai beaucoup aimé le film (avec Romain Duris) qui mettait en lumière le coté touchant du personnage et qui permettait de voir l’homme derrière le masque.
  2. J’ai juste lu Lupin contre Herlock Sholmes et c’est ce bouquin qui m’a fait une très mauvaise impression. Beaucoup plus mauvaise que ce manga. Je ne sais pas exactement pourquoi mais je l’ai trouvé antipathique dés le début. Puis j’avais détesté sa façon se s’en sortir. Les portes dérobées qui apparaissent pile quand on en a besoin c’est trop facile Enfin, je retenterais peut-être le coup un jour, on ne sait jamais, avec un tome qui explique un peu ses motivations ou ce qu’il cache en son fort interieur, pourquoi pas. Mais pas pour le moment, ça ne me dit trop rien.
  3. Le coté « porte dérobée » je l’ai toujours attribué à un grand sens du détail et de la préparation, pour moi c’est pas de la chance mais un gros boulot derrière, j’ai toujours vu son apparente désinvolture comme une façade.

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