L’antispécisme c’est quoi encore que ça ? (Ou pourquoi vous êtes spécistes)

Hey bande d’homo-sapiens spécistes !

Comment va ça, vous ?

Comment ? Qu’est-ce-que c’est qu’un quoi ? Un homo-sap- Ah non, un spéciste ! 
Oh, d’accord. Je vous vois, là, avec vos yeux comme des billes.

« Non mais attends… On viendrait pas de se faire insulter, là ? Ça ressemble un peu à un gros mot son truc là, machin-siste. Ça ressemble vaguement à sexiste, raciste,  fémini…. Non, heu rien, tout compte fait. »

Mais non, mais non. Pas rien du tout en fait. Venez donc par là que je vous explique.

Il y a quelques jours j’ai sorti ma critique du très bon mais peut-être un poil trop agressif pour les non-concerné.e.s L’antispécisme c’est pas pour les chiens. A la suite de quoi, flo m’a fait remarquer que je n’expliquais finalement pas ce qu’était le spécisme dans mon article.
Et c’est vrai.
Même si à la base ce n’était en fait pas mon but, j’admets volontiers qu’il est quand même préférable que mes lecteurices comprennent tous les mots que j’utilise. Ne serait-ce que pour augmenter les chances de les toucher. De vous toucher.

Malgré tout, ça fait tellement longtemps, maintenant, que je tourne dans les cercles véganes/antispé que j’ai parfois un peu tendance à oublier que ce n’est pas le cas de tout le monde et qu’il peut m’arriver d’utiliser du jargon un poil spécifique.

Le spécisme, c’est contagieux ?

Ce article est donc mon mea-culpa. Je vais tacher de vous expliquer ce qu’est le spécisme et pourquoi vous êtes plus que probablement spéciste. Et ouais.
Est-ce que c’est grave ? Honnêtement, je ne vais pas vous mentir. Oui. C’est la merde.
Est-ce que c’est soignable ? Carrément ! Et super facilement en plus.

Mais je vous explique.

Alors, t’accouches ? C’est quoi au juste, le spécisme ?

Si je devais en donner une définition simple et claire ce serait celle qui suit.
Bien sur, pour cela encore faudrait-il que je sois capable de faire quelque chose de simple et claire. Donc, faisons comme si c’était le cas, voulez-vous.

Spécisme : Le fait de considérer que certaines espèces valent plus (ou moins, du coup) que d’autres. De fait, accepter que soient faites des choses absolument ignobles (meurtre, viol, violences) aux espèces « moins importantes ».

L'antispécisme c'est quoi
Cette image est doublement intéressante. Voyez comme elle relève également le sexisme dérivant exactement du même schéma de pensée.
Bien qu’elle ne soit pas totalement juste non plus. Le chien et la vache sur le même échelon ce n’est pas le cas pour grand monde. Nous verrons ça un peu plus loin.

 

La définition qu’en fait le site vegan-france est un peu plus complète mais elle veut globalement dire la même chose (d’ailleurs, allez lire leur article, il est très bien. Mais allez quand même au bout de celui ci avant, soyez sympa).

Le spécisme, la compassion sélective.
Définition : Discrimination basée sur l’espèce, qui fait de l’espèce en soi un critère justifiant un comportement portant préjudice aux droits fondamentaux d’un être vivant (exploitation, violence, oppression ou meurtre). […] Le spécisme est semblable au racisme et au sexisme, il permet de justifier l’exploitation et la violence malgré toute notion de justice.

Concrètement, pour un.e spéciste ça signifierait classer, en gros, les êtres vivants sur Terre en une sorte de pyramide.

  • Avec, tout en haut, l’Humain, bien sur.
  • En dessous de lui il y aurait les animaux « qu’on ne mange pas ». Chiens, chats, dauphins, éléphants, voire chevaux, lapins, cochons d’inde, ect (et encore, pas pour tout le monde).
  • Ensuite les animaux « consommables ». Vaches, cochons, canards, poules, poissons, etc.
  • Pour finir avec les « trucs vraiment insignifiants » du genre insectes, vers de terre et autres trucs dégueu.

Plus un individu se trouve bas sur la pyramide plus c’est la merde pour lui

Bien sur, plus un individu se trouve bas sur la pyramide moins il a de droits.

  • L’humain à tous les droits sur les autres espèces.
  • Les animaux dit « de compagnie » ont le droit de ne pas être (trop) maltraités. Iels sont là pour faire joli, pour distraire l’humain.
    En échange, l’humain les aime (un peu, beaucoup, passionnément, pas du tout. Ça dépend de l’animal et de l’humain), les protège et peut s’offusquer quand un autre humain maltraite un animal qui possède le même statut.
  • Les animaux dit « d’élevage » ont le droit de, heu… de… C’est à dire que… Arf. De pas grand chose en fait. Ah mais si, bien sur ! Dans un monde plus juste iels devraient avoir le droit de mourir plus « dignement » dans « moins de souffrances ».
    Parce qu’on est pas des bêtes non plus. Tuer d’accord, mais avec empathie.
    Bon, là c’est pas vraiment le cas vu qu’il y a plein de trous du culs de tortionnaires qui bossent dans les abattoirs et qui aiment faire souffrir et se baigner dans du sang d’innocents. Mais on y travaille, hein. En privilégiant les petits abatt- A non ça marche pas toujours bien ça. Bon, ben les abattoirs bio alo- Ah ben non plus.
    Merde. Que reste t-il du coup ?
    Bon, on y travaille en tout cas ! Personne ne sait exactement comment mais on y travaille. Promis.
  • Les animaux encore en dessous sont des espèces de petites chiures dont on se passerait volontiers. Mouches qui font chier en été, moustiques qui font bzzz dans les oreilles, vers de terre qu’on transperce d’un hameçon pour apprendre aux gamins comment c’est trop drôle la pêche. Comment ça détend, ça permet un retour à la nature, tout ça.
    Celleux là n’ont aucun droit. Faut pas déconner non plus. Manquerait plus que ça.

Tellement insignifiant.e.s qu’iels ne sont pas dans la pyramide du mérite

J’ai même envie de soumettre encore un échelon supplémentaire. Juste pour les poissons. Qui, eux, n’ont pas les moyens de hurler quand ils sont arrachés à l’océan. Ou à leurs bassins minuscules et surpeuplés. Quand ils sont entassés les uns sur les autres jusqu’à mourir étouffés. Qu’ils suffoquent des minutes, des dizaines de putain de minutes, avant de crever dans l’indifférence générale sur des bateaux qui puent la peur et la mort. Dans indifférence générale parce qu’au contraire d’une vache qui va pouvoir meugler et peut-être pouvoir arracher une légère crampe d’estomac à un mec passant par là à ce moment là, eux ne le peuvent pas. Le mec va donc considérer qu’ils ne souffrent pas et que ce n’est pas grave ce qui est en train de se passer.
Qui ne dit mot consent, pas vrai ? Les muet.te.s sont des gens très conciliant.e.s d’ailleurs.

Qui n’a jamais entendu quelqu’un dire : « Tu manges pas les animaux, ok. Passons. Mais tu manges du poisson quand même ?! Le poisson c’est pas un animal. « 

Ben oui. Ce qu’on peut être cons des fois. Le poisson c’est pas un animal. Ça parait si évident quand tu le dis.

L'antispécisme c'est quoi

Les antispé, tous des hippies ?

Donc voilà. Considérer que tout ça est normal, même juste un peu, même seulement une minuscule partie de toute cette merde, c’est être spéciste.
Ça fait mal. Je sais.
Mais ce ne sont clairement pas les spécistes prenant conscience de ce qu’iels cautionnent qui ont le plus mal. Oh, putain que non.
Mais le choc peut filer la nausée ou faire chialer, ça oui. Moi ça me l’a fait en tout cas.

Un.e anti spéciste, au contraire de ce qu’on vient de voir, considérera simplement qu’une vie = une vie.

C’est simpliste comme définition mais je ne vois pas comment l’expliquer plus clairement.
Un.e humain.e = une chèvre = un thon = un scarabée = un cheval = une baleine = un cochon = une oie, etc.

Iel considérera que rien ne justifie les maltraitances infligées à n’importe quelle espèce sur le seul constat que cette espèce est différente. D’ailleurs iel considérera qu’une espèce est différente d’une autre, pas qu’elle lui est supérieure.
Iel n’acceptera pas sans rien dire les maltraitances et l’exploitation gratuites des autres espèces. Parce que oui, en occident, à notre époque, l’exploitation et les maltraitances animales sont 100% gratuites et inutiles. 
Elles ne répondent à aucun besoin. Juste à des envies égoïstes. Envie d’un steak, d’une veste en cuir, d’une clope, de mascara bon marché, etc.

Du coup pour être antispéciste il n’y a pas 36 solutions. Il faut être végane. Sinon ça va pas coller.

Et être végane aujourd’hui dans un pays occidentale c’est vraiment, VRAIMENT pas compliqué. Internet regorge de recettes, de plus en plus de livres sortent chaque putain de mois (ceux de La Plage cassent du bois, sérieux. Ils sont beaux et grave appétissants), de plus en plus de marques proposent des alternatives véganes.
Même Herta, bordel. Herta ! Le roi du jambon.

Après, est-ce qu’acheter des trucs véganes à une entreprise qui fait autant de mal est une bonne chose ? C’est un sujet qui est extrêmement débattu dans les communautés véganes/végé et je ne prétends pas avoir la réponse ultime à cette question.
Pour moi, et même si je ne le ferais pas, il me semble préférable d’acheter un jambon végétal, quand bien même il serait étiqueté Herta, que d’en acheter un fait à base de vrais morceaux de vrai cochon qui est vraiment mort.
Au niveau fringues, maquillages, produits de soin, etc, c’est pareil. Plein d’alternatives existent.

L'antispécisme c'est quoi

Je digresse, putain !

Je-m’em-ba-lle.
Sorry.
Ou pas, en fait.
Mais bon, au moins maintenant vous comprenez peut-être mieux ce qu’est le spécisme, et donc l’antispécisme.
Et puis aussi le jeu de mot dans le titre de l’album, du coup.

Et là, je me rend compte que tout ce que j’ai écris après ce point peut faire l’objet d’un second article pour plusieurs raisons.

  • De un, j’y parle véganisme et non plus antispécisme.
  • De deux, j’ai pas encore fini d’écrire cette partie mais je sais que j’ai encore des choses à dire dessus.
  • De trois, vraiment, ça ne parle plus d’antispécisme.
  • De quatre, cet article est déjà beaucoup trop long. Personne ne va tenir 1000 mots de plus.

 

Donc on va laisser ça comme ça.

Je vous invite vraiment à vous renseigner davantage sur le spécisme et ses dérives, sur le véganisme, sur ce que vivent les animaux avant de finir dans vos assiettes.

Je fais rarement des articles aussi engagés. Même s’il y a toujours une pointe de militantisme dans mes articles. Je m’en rend compte, vous savez. Et je sais que ça ne plait forcément pas à tout le monde. Mais osef.

Cet article a été très fluide à écrire. Je ne peux pas dire facile, parce que quand on pleure à l’écriture de certaines phrases ce n’est pas « facile ». Du coup je crois que je ne me briderai plus quand l’envie d’en écrire un autre me prendra.

Je sais aussi que je ne suis pas la personne la plus pédagogue au monde. Que mon ton parfois un peu agressif ne fera pas l’unanimité. C’est d’ailleurs pour ça que j’évitais d’écrire trop longuement sur le sujet. Pour éviter les réactions du style :
« Tu fais du mal à ta cause, gnagnagna. »
« Un discours agressif ne convint personne, tu vas juste faire fuir les gens. »
« Tu dirais la même chose mais avec un sourire et sans agresser personne ça passerait crème. Bon, personne ne changerait rien à sa consommation, hein, mais au moins personne ne partirait en claquant la porte et en se sentant vexé. »
« Gnagnagni et gnagnagna, je suis blessé dans mon petit orgueil. T’es qu’une méchante personne, pas belle. »

Oui, on m’a déjà sortit tout ça.
En vrai ou en ligne.
Je crois que j’attendais d’avoir pris un peu de maturité dans la gueule pour recommencer à l’ouvrir. Pas sur que j’ai attendu assez longtemps, cela dit.

Mais au lieu de simplement vous répondre un truc du genre, hmm, je ne sais pas moi : Vos gueules ! si vous souhaitiez me laisser ce genre de commentaires, je vous demanderais juste : Et si je vous demandais d’écrire à propos d’une injustice énorme, d’un truc qui vous ulcère tant c’est dégueulasse ?

Quelques exemples : Les pédophiles multirécidivistes qui se promènent librement aux abords des écoles. Ce collègue qui se la coule douce mais qui vient d’être promu, avec l’augmentation qui va avec. Alors que votre patron vous refuse encore et encore votre mini augmentation sous prétexte que, hey, vous n’en faites pas assez, alors que vous cumulez les heures sup. non payées depuis huit mois. Ces voisins qui jettent leurs ordures dans votre jardin. Ce type qui vous harcèle mais contre qui vous ne pouvez rien faire parce qu’il est fils d’un député. Cette connasse qui vous a fait cocu.e, est partie avec votre moitié, votre baraque et vos gamins.

Est-ce que vous resteriez vraiment calme et poli.e dans votre rédaction ? Est-ce que vous arriveriez à rester zen ? Est-ce que vous n’auriez pas envie d’un peu bousculer les gens pour voir les choses changer ?
Pour moi les réponses sont non, non et oui. Parce que ça me rend dingue qu’aujourd’hui il y ait toujours plus d’individus tués et maltraités pour des plaisirs égoïstes et inutiles.

Si mon article vous a déplu à cause du ton trop agressif j’aimerais que vous vous imaginiez écrire à ce sujet. Celui qui vous débecte. Vous pouvez même le faire pour de vrai, tant qu’à faire. Ensuite venez me dire ce qu’il en est.
Après, peut-être est-ce juste moi qui ne sait pas me contrôler, qui ai les nerfs à vifs et qui suis incapable de prendre du recul. Et ce n’est pas impossible. Je sais que j’ai tendance à prendre les choses très (trop ?) à cœur.
J’attends toujours qu’on me prouve que c’est une mauvaise chose.

Concluons, bordel !

Bon, quoiqu’il en soit, un article sur le véganisme sortira très bientôt. Il est déjà à moitié écrit.

J’aimerais savoir si cet article vous a touché. S’il a fait résonner quelque chose en vous. Si vous pensez finalement qu’être antispéciste c’est mieux (pour vous, pour les animaux, pour la planète, pour votre belle-sœur, que sais-je). Si vous pensez, effectivement, que l’humain n’a pas le droit de faire subir aux autres espèces ce qu’il leur fait subir actuellement. Et si vous allez faire quelque chose pour ne plus participer à ce massacre, ne plus le cautionner ?

L'antispécisme c'est quoi

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8 thoughts on “L’antispécisme c’est quoi encore que ça ? (Ou pourquoi vous êtes spécistes)

  1. Arfff que te dire. Je comprends ce que tu dis mais ça ne raisonne pas en moi. Je crois que ça pourrait si je me laissais faire, mais il y a certaines choses qui sont verrouillées, un peu trop, de ces choses que l’on préfère ne pas regarder de trop près pour ne pas risquer de se retrouver en porte à faux…
    1. Je dois t’avouer que je ne comprends pas. Même s’il arrive souvent que les gens à qui j’en parle me réponde à peu près la même chose.
      Déjà qu’à la base c’est pas toujours hyper simple pour moi de comprendre pourquoi certaines personnes pensent certaines choses mais sur ce sujet là je ne comprends pas du tout comment on peut préférer garder la porte fermée quand on sait qu’elle l’est.

      De plus si tu la laisse s’ouvrir un jour tu risques de t’en vouloir de ne pas l’avoir fait plus tôt. Enfin, je pense.
      Par exemple, quand j’ai enfin accepté de prendre conscience de ce que vivaient les vaches laitières et les poules, mêmes « au sol » vu que j’avais quand même banni depuis longtemps les œufs de batteries, j’ai vraiment regretté de n’avoir été que végétarienne pendant presque 10 ans.
      Toujours maintenant c’est un de mes regrets parce que je ne pourrais jamais rendre les vies que j’ai prises.

  2. Je pense personnellement que même le plus végane des véganes reste spéciste au fond de lui. C’est très bien de bannir tous les produits d’origine animale de sa consommation, j’approuve à 100% la démarche, que ce soit d’un point de vue éthique ou écologique, mais je ne crois pas ceux qui affirment qu’ils considèrent toutes les espèces exactement de la même façon. Prenons un chat par exemple. Il tue des souris pour « jouer ». Lui pardonneras-tu plus facilement ce geste que lorsqu’un humain tue une souris pour le plaisir ? Si oui, c’est que tu ne considères pas les espèces de la même façon. En ce qui me concerne, je pense que ce type devrait être interné, mais pas le chat. Tout simplement parce qu’à mes yeux, l’humain possède une intelligence, une conscience qui lui permet de distinguer le mal du bien. Je punirais l’humain mais pas le chat pour un même comportement. Donc j’ai des attentes différentes pour l’humain par rapport au chat. Donc je hiérarchise d’une manière ou d’une autre ces deux espèces.
    Après, j’ai trouvé ta comparaison avec l’esclavagisme extrêmement intéressante. Je ne m’étais jamais posé la question auparavant, pour moi c’était une atrocité, point à la ligne. Mais dans un monde ou on nous martèle dés l’enfance qu’il y a une hiérarchie entre les différentes couleurs de peau, qu’aurais-je pensé ? L’éducation a vraiment un rôle primordial dans nos façons de penser et ça ne doit pas être simple de s’en détacher.
    1. La réflexion est intéressante mais je ne sais pas si avoir des attentes différentes envers l’une ou l’autre espèce est vraiment un comportement spéciste.

      C’est effectivement plus normal de pardonner à un chat d’avoir torturé une souris qu’à un humain (même si mes chats se font quand même engueuler quand je les surprends à le faire. Ne serait-ce que parce que les chats domestiques sont une raison importante (j’ai envie de dire la première mais je n’ai pas envie de chercher les chiffres donc je ne le dirais pas) de la disparition des petits oiseaux dans nos contrées. Essayer de les éduquer n’est donc pas totalement une idée stupide). Mais le chat et l’humain n’ont pas les mêmes capacités ni la même façon de penser, c’est normal de ne pas en attendre la même chose. Ce n’est pas spéciste, juste logique.

      Tu n’attends pas d’un boulanger qu’il enseigne la physique quantique à des universitaires, ni d’un docteur qu’il gagne un cent mètres haies face à des athlètes pros.
      Tu ne peux pas attendre d’une personne sans bras qu’elle t’attrape une boite en haut d’une armoire, ni d’un enfant de 8 ans qu’il soulève un canapé à lui seul.
      Tu ne considèreras pourtant jamais que ces personnes valent moins que d’autres pouvant le faire. Ni qu’il est capaciste (discrimination en fonction des (in)capacités d’une personne) ou âgiste (discrimination en fonction de l’âge d’une personne) de ne pas leur demander de faire les choses en questions.

      Rien qu’au sein d’une même espèce nous avons déjà des capacités tellement éloignées les unes des autres que nous ne pouvons pas attendre les mêmes choses de deux individus pris au hasard dans la rue. Partant de cela il semble assez logique ne de pas pouvoir attendre d’animaux ne raisonnant pas comme nous et n’ayant pas les mêmes capacités, de se plier à nos règles et à notre morale.

      Être antispéciste ne veut pas dire avoir envie que tous les êtres vivants aient les mêmes droits.
      Perso, je ne milite pas pour le droit de vote des galinettes cendrées (et je suis presque sure qu’elles s’en battent l’aille aussi, de ce droit).
      Mais bien que chaque être vivant puisse revendiquer ses droits les plus fondamentaux. Comme avoir le droit de vivre sa vie, du début à la fin. Sans que le meurtre, l’exploitation ou la torture ne soient autorisés dans le cas précis de son espèce.
      Je ne sais pas si je m’explique clairement…

      Après, je suis d’accord avec toi sur le fait qu’être antispéciste est extrêmement difficile dans notre société, avec l’éducation qu’on a reçu (et qu’on reçoit encore). Ça demande de remettre en question tout ce qu’on connait ou presque. J’en parlerais probablement un peu dans mon article sur le véganisme. 🙂

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