A Silent Voice tomes 6 et 7 – Ohima Yoshitoki

A Silent Voice tomes 6 et 7 - Ohima YoshitokiTitre : A Silent Voice
Tomes 6 et 7
Manga – Shonen
Pays d’origine :
Japon
Thèmes : 
handicap – violence – regret – amitié – seconde chance – harcèlement scolaire – suicide
Nombre de volumes vf : 7 (terminé)
Nombre de volumes vo : 7 (terminé)

Autrice : Ohima Yoshitoki
Édition : Ki-oon
Collection : Shonen
Nombre de pages :  192 et 190
Date de sortie :  14 janvier 2016, 28 avril 2016
Prix : 6,60€
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Lire la critiques des tomes 1 à 3  et 4 à 5 de A Silent Voice.

Il en dit quoi le résumé ?A Silent Voice tomes 6 et 7 - Ohima Yoshitoki

Rattrapé par son passé après une conversation avec Satoshi, Shoya voit son pire cauchemar se réaliser : Ses nouveaux amis sont maintenant au courant de ce qu’il a fait en primaire, et la situation dégénère…

Même si son monde s’est écroulé, l’adolescent essaie de faire comme si tout allait bien, mais Shoko n’est pas dupe. Persuadée que tout est de sa faute, la jeune fille tente alors de mettre fin à ses jours en se jetant dans le vide sous les yeux de Shoya ! << Gros spoiler de la fin du tome 5, souligne pour le lire quand même.

Et moi, j’en pense quoi ?

Attention ! Spoilers concernant les tomes 1 à 5 !

Tome 6

Gros choc fin du tome 5 : Shoko commet l’irréparable et tente de se suicider.
Par chance Shoya se trouve sur place et parvient à la sauver de justesse. Hélas c’est lui qui chute du balcon à sa place. Ce qui le plonge non seulement dans la rivière (et lui évite la mort. Sur du tarmac il ne serait assurément rien resté de lui qu’une bouillie informe) mais également dans le coma. Tout ce tome se déroulera donc sans lui. On verra sa famille et ses ami.e.s se déchirer, s’en vouloir, désespérer et beaucoup pleurer.

Alors que Tomohiro et Shoko décident de continuer le film dans l’intention de le montrer à Shoya dés son réveil, iels font face au refu des autres membres du groupe qui commencent presque tou.te.s par rejeter l’idée, la trouvant stupide. Mais Shoko n’a pas dit son dernier mot et, à force d’entêtement, va toutes et tous tenter de les rallier à sa cause.

Une Shoko plus honnête qui oscille entre le désespoir et la détermination.

Bien que je n’ai pas du tout vu venir sa tentative de suicide et que j’ai eu besoin des explications contenues dans ce volume pour la comprendre, j’ai trouvé que les raisons de son acharnement à faire vivre le film et à prendre à sa charge les responsabilités qu’endossait normalement Shoya étaient limpides du premier coup.
Alors qu’elle feignait d’aller bien jusque là, qu’elle se forçait à sourire et qu’elle camouflait ses ressentis à propos de tout ou presque, elle a désormais quitté son masque. On la voit souffrir, on la voit au bout du rouleau et on sent qu’elle fait enfin de son mieux pour s’en sortir.

Pour la première fois on a aussi, enfin, l’occasion de voir, ou plutôt d’entendre, le monde comme elle l’entend. Un bref chapitre est consacré à quelques souvenirs que nous revoyons depuis son point de vue. C’est l’occasion de comprendre, en pourtant bien peu de pages, pourquoi et comment elle en est arrivée là. Je me demande si ça n’aurait pas du être montré avant… Ça aurait permis de mieux comprendre Shoko avant ces événements mais ça aurait aussi probablement rendu ce tome moins fort. La décision de ne pas nous avoir montré cela avant n’est donc ni mauvaise ni étrange.

C’est, pour moi, le volume le plus dur et le plus émouvant des sept.

Tome 7

Attention. Spoilers concernant le tome 6.

Le tome final semble un peu anecdotique par rapport au sixième. Il fait retomber l’énorme pression instaurée précédemment et nous retrouvons tout ce petit monde plutôt en forme après le réveil de Shoya. Les retrouvailles sont généralement bien gérées, tous les personnages, même ceux qui ne me plaisaient pas (genre Miki) cherchent à s’accomplir et la question de l’avenir de chacun.e est plus présente que jamais.

Évidemment, après un tome 6 aussi intense le septième et dernier risquait d’être un peu désappointant, voir décevant. Malgré tout, si on évite de trop les comparer, il s’en sort plutôt bien et vient clôturer toutes les histoires mises en place tout en laissant assez d’ouverture pour offrir aux héro.ïne.s des perspectives d’avenirs offrant à rêver.

Le rapprochement entre les mamans de Shoko et de Shoya est juste génial. Ces deux là étaient destinées à devenir copines. C’est le plus gros point positif que je retiens de ce volume.

Conclusion.

C’est une excellente série avec de grosses qualités que je recommande absolument à tout le monde.
Les thèmes abordés, qu’il s’agisse de handicape, de culpabilité ou de suicide, le sont avec beaucoup de justesse et de bienveillance.En seulement sept tomes l’autrice a su nous offrir une grande histoire riche en bouleversements et émotions.

Avec les fêtes de fin d’années qui approchent déjà bien vite c’est un titre qui pourrait tout à fait avoir sa place sous le sapin.

En résumé

Points résolument positifs : J’ai l’impression de me répéter mais c’est toujours la même chose. Une thématique extrêmement bien traitée, les personnages complexes et la justesse du ton.
Point hélas négatif : Un dernier tome un peu léger en comparaison du sixième.

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