12 rue Royale ou les sept défis gourmands – Hervé Richez & Efix

12 rue Royale ou les sept défis gourmands - Hervé Richez & EfixTitre : 12 rue Royale ou les sept défis gourmands
Bande dessinée
Thèmes : 
grand restaurant – culinaire – biographie – humour (?)
Nombre de volume : 1 (terminé)

Auteur : Hervé Richez
Dessin : Efix
Édition : Bamboo
Collection : BAMB.GD.ANGLE
Nombre de pages : 111
Date de sortie :  4 novembre 2015
Prix : 18,90€ album – 10,90€ numérique
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Il en dit quoi le résumé ?

Un chef cuisinier utilise son art de la cuisine pour relever un défi. Peut-on, par les seuls pouvoirs de la gastronomie, relever des challenges aussi fous qu’aider un convive atteint d’Alzheimer à retrouver la mémoire ou rendre amoureux deux êtres que tout oppose ? Tel est le défi que Mathieu Viannay, chef du célèbre restaurant lyonnais « La Mère Brazier », vient d’accepter. Plus qu’une mélodie, un hymne au sens et aux plaisirs de la table, servi par une galerie de personnages savoureux !

Et moi, j’en pense quoi ?

Le trait est énergique malgré l’apparente tranquillité des cases. Les personnages sont expressifs, parfois un peu trop démonstratif justement et le parti pris de tout laisser dans des tonds sépia/gris à l’exception de la nourriture qui foisonne de couleurs fonctionne à merveilles.

En ce qui concerne le scénario en revanche il peine à séduire et à entrainer.
Le chef, un poil arrogant ou c’est moi ? doit compléter sept défis complètement absurdes et auxquels on ne croit pas une seconde pour que son voisin, bien qu’il l’ai toujours refusé jusque là, accepte de lui vendre son bâtiment, grâce auquel le chef pourra enfin agrandir son restaurant.
C’est pas plus con qu’autre chose mais, avec moi en tout cas, ça ne prend pas.

Qui c’est cette mémère Brazier ?

Bon, en toute honnêteté, La mère Brazier et Mathieu Viannay sont deux noms qui ne me disaient absolument rien avant d’entamer ma lecture. Nada. Que dale.
Quand j’ai choisi cette BD je ne l’ai fait que parce que les dessins me plaisaient. Et je savais que le fait que le héro soit un cuistot allait forcément caler à un moment.
Ce qui n’a pas manqué d’arriver rapidement.
Tu ne vois pas de problème dans cet extrait ? Je suis au regret de t’annoncer que c’est parce que tu n’as probablement pas de cœur. Comme Mathieu.

12 rue Royale ou les sept défis gourmands - Hervé Richez & Efix

Et sinon, ça mis à part ?

Si on met ça de coté (ce n’est pas facile mais essayons) nous avons une histoire où les personnages ne sont, au fond, pas désagréables, certain.e.s client.e.s seraient même presque touchant.e.s, mais iels manquent cruellement de prestances. On ne s’attache pas ou peu et on a régulièrement envie de leur mettre des baffes. Enfin, surtout au chef puisque tou.te.s les autres font de la figuration. D’où mon interrogation au début de cette critique, cet homme n’aurait-il pas un peu la grosse tête ?

Mais en fait ce n’est pas tout à fait exact….
Ce n’est pas une lecture désagréable ou bien pénible. Non, j’ai déjà du lire bien pire. Mais elle est simplement fort oubliable. On ne se sent pas concerné.e par les problèmes du héro et on se fiche un peu de savoir s’il va parvenir à ses fins ou non.
Et personnellement ça ne m’a pas vraiment donné envie d’aller casser la croute à la Mère Brazier. Mais ça n’a rien d’étonnant sachant que je ne cours pas franchement après ce genre d’établissements.

12 rue Royale ou les sept défis gourmands - Hervé Richez & Efix

Un peu de respect, peut-être ?

les derniers pages reviennent sur l’histoire du restaurant et de la femme qui en est à l’origine. A l’exception de ce que j’en ai appris dans ce livre j’ignore qui elle était mais la description peu flatteuse, toute en moqueries, me semble on ne peut plus déplacée alors que c’est album est censé la célébrer.

Alors oui, à son époque la grosse dame n’a visiblement pas jugé nécessaire de se payer les services d’un bon photographe qui aurait pu mettre son visage en valeur, qui aurait sublimé ses cheveux gris et atténué la fatigue sur ses traits comme l’a visiblement fait Mr Viannay bien des années après, au vu de son propre portrait ornant également les pages de ce livre. Mais la comparer à une ogresse, un dragon ou un monstre du Loch Ness tueur du poulets en accompagnant cela de photos en contre plongée n’était peut-être pas la plus évidente marque de respect qu’on puisse témoigner à quelqu’un.
Et note bien que je dis ça en sachant pertinemment que si j’en savais plus à  son sujet j’abhorrerais probablement cette bonne femme responsable de la mort de tant d’innocents.

Du coup, pour qui donc que cette lecture ? Pour celleux qui passent leur temps libre devant des émissions culinaire, peut-être ?
N’en ayant jamais regardé aucune je ne peux assurer qu’il s’agisse du même niveau mais je pense que ça ne doit pas être très éloigné.

12 rue Royale ou les sept défis gourmands - Hervé Richez & Efix

En résumé

Point résolument positif : Les dessins sont plutôt chouettes, le traitement des couleurs est intelligent et rend vraiment bien.
Points hélas négatifs : Le manque d’intérêt pour l’histoire, le personnage principal pas franchement agréable, le fait que les animaux soient traités comme de la marchandise. Oh mais attend, c’est normal dans un restaurant… Ouais, c’est ça. Et mon pied au fion, il est légitime ?

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